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# David McNeil, le poète lumineux à l'ombre de son père.
- URL: https://www.leblogdedibu.fr/david-mcneil-le-poete-lumineux-a-lombre-de-son-pere/
- Published: 2026-10-06T20:50:45.000Z
- Updated: 2026-10-06T23:27:38.000Z
- Description: Portrait d'un poète discret qui a marqué la chanson française sans que son nom soit connu de tous. Un artiste complet à l'ombre d'un père mondialement connu : Marc Chagall
- Author: Didier Buffet
- Tags: Musique, Histoire

**Par Didier Buffet** · Octobre 2026 ·

> Nous avons fredonné ses mots, retenu ses images, accompagné ses refrains. Pourtant, lorsque son nom apparaît, nous hésitons. **David McNeil** appartient à cette famille de créateurs dont l’œuvre a circulé beaucoup plus largement que le visage. « Mélissa », chantée par Julien Clerc, « J’veux du cuir », par Alain Souchon, « Hollywood », popularisée par Yves Montand : derrière ces chansons si différentes se trouve une même imagination¹.

## Rendre un visage aux chansons.

C’est à cet homme que je souhaite aujourd’hui rendre hommage. À l’auteur, bien sûr, mais aussi au musicien, au chanteur, au cinéaste et à l’écrivain. À cet artiste auquel plusieurs générations d’interprètes ont fait confiance, sans que sa propre carrière de chanteur bénéficie toujours d’une exposition comparable à la leur. Ses chansons ont rencontré le grand public ; lui-même est souvent resté un peu en retrait.

Ce décalage mérite que nous nous y arrêtions. Une histoire de la chanson qui ne retiendrait que les vedettes laisserait de côté une part essentielle de sa création. David McNeil nous rappelle qu’un répertoire se construit aussi dans le travail des auteurs : ceux qui trouvent l’image, la scène, le mouvement des mots, avant qu’une voix célèbre leur donne une seconde existence.

## Une enfance entre plusieurs pays

David McNeil naît le 22 juin 1946 dans le Bronx, à New York. Son père est Marc Chagall² ; sa mère, Virginia Haggard, est britannique. Le peintre a trouvé refuge aux États-Unis pendant la guerre. David vient donc au monde dans une famille où les déplacements et les ruptures ont déjà profondément marqué les existences. En 1949, il arrive en France avec ses parents. Il obtiendra la nationalité britannique en 1966³.

Son patronyme raconte, à lui seul, la complexité de cette histoire. Virginia étant encore mariée à John McNeil lors de sa naissance, l’enfant porte le nom du mari de sa mère. Ce nom écossais accompagnera toute sa vie un artiste né en Amérique, nourri de culture anglaise et devenu un remarquable artisan de la langue française⁴.

La séparation de ses parents, en 1952, ouvre des années de pensionnat. Il rejoint ensuite sa mère en Belgique et séjourne aussi à Londres, où vit sa demi-sœur. Virginia a épousé Charles Leirens⁵, photographe dont la présence compte dans sa formation. Une caméra, des livres, des musiques, des rencontres : son apprentissage artistique se fait dans cet environnement mouvant, entre plusieurs disciplines et plusieurs pays⁶.

On serait tenté de lire toute son œuvre à travers cette enfance. Il faut résister aux explications trop faciles. Mais cette géographie éclatée aide à comprendre pourquoi ses chansons semblent si naturellement passer d’une ville à une autre. Anvers, New York, Hollywood, Paris. Ils accueillent des souvenirs, des départs, des silhouettes entrevues. L’étranger n’est pas un simple décor exotique ; il appartient à son expérience du monde.

## Être le fils de Chagall et devenir soi-même

Il serait impossible de raconter David McNeil sans évoquer son père. Il serait tout aussi injuste de réduire son parcours à cette filiation. McNeil a longtemps tenu à construire son existence artistique sous son propre nom. Il a expliqué avoir voulu éviter de jouer les « fils de », et avoir pensé que cette réserve plaisait à Chagall⁷.

Cette pudeur donne une force particulière à *Quelques pas dans les pas d’un ange*, publié en 2003\. Le livre retrouve le père derrière le peintre : les gestes, les couleurs, les instants d’enfance. Les galets peints puis lancés dans la mer, évoqués dans la présentation de l’ouvrage, disent quelque chose de merveilleux sur le regard d’un enfant. Ce qui deviendrait, pour un collectionneur, un objet précieux reste d’abord un galet pour jouer⁸.

Une anecdote rapportée par Bernard Morlino en 2026 éclaire cette relation. McNeil pensait son père peu intéressé par son parcours, jusqu’à ce que Bill Wyman, le bassiste des Rolling Stones, lui rapporte que Chagall avait parlé de son fils musicien. La fierté existait, mais elle ne s’exprimait pas forcément devant celui qui attendait de l’entendre⁹.

J’aime cette manière de déplacer notre regard. La grandeur artistique ne supprime pas la proximité familiale, les maladresses ni les silences. Et l’enfant d’un grand créateur n’a pas pour seule vocation de garder son héritage : il peut chercher sa propre forme, sa propre langue.

Chez David McNeil, cette recherche passe par la chanson et par le récit. On peut rapprocher son goût des images de l’univers paternel, mais ce rapprochement demeure une lecture, pas une explication définitive. Son œuvre possède son autonomie. Pour la découvrir, il faut accepter de quitter un moment Chagall et de suivre David.

## Avant la chanson, le désir de cinéma

La musique n’est pas son premier horizon professionnel. Le jeune McNeil veut faire des films. En Belgique, il apprend le cinéma au contact d’Henri Storck¹⁰, notamment sur les documentaires réunis sous le titre *Fêtes de Belgique*. Il joue aussi dans *Des garçons et des filles*, réalisé par Étienne Périer et sorti en 1967⁶.

Sa filmographie comprend *Week-end*, récompensé en 1967 par le British Film Institute, *What Happened to Eva Braun?* et *Les Aventures de Bernadette Soubirou*. Les titres eux-mêmes laissent deviner un esprit de détournement. Il s’inscrit dans un cinéma expérimental, réalisé avec des moyens limités, où l’idée et l’irrévérence peuvent remplacer les budgets considérables¹¹.

Cette vocation rencontre des difficultés. Sa biographie officielle raconte notamment l’échec d’une société de production, Timber Films, qui brise une partie de ses espoirs de cinéaste. Les chansons, d’abord écrites comme une activité parallèle, deviennent progressivement un métier. Paris lui offre alors une autre possibilité de création⁴.

Le cinéma ne disparaît pourtant pas complètement de son écriture. Dans son portrait de 2026 pour *Télérama*, Stan Cuesta rapproche ses chansons de petits films. L’image convient à un auteur qui sait installer une situation et faire apparaître un personnage en quelques traits¹².

Hollywood par Didier Buffet - Hommage à David McNiel

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Une chanson ne dispose que de quelques minutes. Il faut choisir ce que l’on montre, ce que l’on suggère, ce que l’on laisse hors champ. C’est dans cet espace resserré que McNeil déploie son imagination. Le cinéaste contrarié a trouvé une autre manière de raconter : donner aux auditeurs assez d’images pour qu’ils poursuivent eux-mêmes le film.

## Saravah, une maison pour les singularités

En 1972 paraît son premier album chez Saravah, la maison de Pierre Barouh¹³. Il contient déjà « Hollywood ». Les premiers disques, auxquels s’ajoutent *L’Assassinat* et *J’ai déjà fait mon arche*, installent un univers personnel, entre récit, humour et influences américaines¹⁴.

Saravah représente un cadre particulièrement accueillant pour ce mélange. Fondé en 1966, le label défend des artistes qui suivent des chemins différents. Brigitte Fontaine et Jacques Higelin font partie de cette aventure. Pour McNeil, ce voisinage permet d’exister avec une écriture qui ne se laisse pas facilement ranger dans une catégorie¹⁵.

Les crédits des années Saravah donnent une idée de cette richesse collective. On y rencontre Higelin à l’accordéon, Barouh au piano, Jack Treese¹⁶ à la guitare, mais aussi le saxophoniste Steve Lacy et le spécialiste du banjo Bill Keith. Ce sont des musiciens venus d’horizons différents, dont les instruments élargissent la palette des chansons¹⁷.

McNeil ne commence donc pas comme un simple fournisseur de textes pour vedettes. Il possède ses propres albums, ses mélodies, son interprétation et un monde déjà reconnaissable. La carrière de parolier qui deviendra la plus visible auprès du public prolonge cette première œuvre.

Il faut revenir à ces disques pour retrouver cette identité. Les versions célèbres d’une chanson peuvent parfois en masquer la naissance. Écouter l’auteur, puis l’interprète qui l’a reprise, permet de mesurer ce qui demeure et ce qui change : le rythme d’une phrase, une intention, la place d’un silence. Une chanson appartient à son créateur, mais elle grandit aussi grâce à ceux qui l’accueillent.

## Français dans ses textes, Américain dans sa musique.

L’itinéraire discographique se poursuit chez RCA avec *Funky Punky* en 1978, *Roule Baba Cool* en 1979 et *Rucksack-Alpenstock* en 1980\. Ces titres témoignent déjà d’un plaisir à mêler les langues, les sonorités et les références¹⁴.

La présentation biographique de Qobuz situe sa carrière personnelle du côté du folk et de la country. Ces influences américaines coexistent avec une attention très française au texte. Chez lui, l’histoire racontée et la musique qui la porte participent d’une même construction¹⁸.

Les arrangements méritent ainsi autant d’attention que les paroles. Une guitare acoustique, un banjo ou une *pedal steel*¹⁹ apportent autre chose qu’une couleur pittoresque : ils inscrivent les chansons dans une famille musicale et leur donnent une manière de respirer. Les crédits de ses albums montrent combien McNeil s’appuie sur des instrumentistes capables de faire vivre cette diversité²⁰.

Les collaborations concernent aussi la composition : « Les Photos de Doisneau » associe son texte à une musique de Jack Treese. Dans une œuvre volontiers portée par l’amitié, le partage se retrouve donc jusque dans la fabrication des chansons, avant même leur interprétation²¹.

En 1991, *Seul dans ton coin* réunit notamment Didier Lockwood et Toots Thielemans²². Alain Souchon prête sa voix au titre qui donne son nom au disque. McNeil indique également que cet album a reçu un prix de l’Académie Charles-Cros²³²⁴,.

On comprend mieux, à partir de là, les limites du mot « parolier ». Il désigne une part importante de son activité, mais laisse de côté le compositeur et l’interprète. Il peut écrire pour d’autres ; il peut aussi habiter lui-même ses chansons. La discrétion de cette présence ne la rend pas secondaire. Elle offre une autre porte d’entrée dans son œuvre, plus proche de son propre phrasé et de ses choix musicaux.

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## Yves Montand : « Hollywood » et la reconnaissance d’un maître

### Une chanson qui traverse l’Atlantique

« Hollywood » figure parmi les œuvres qui ont le plus contribué à faire circuler le nom de McNeil. Yves Montand l’intègre à son répertoire au tournant des années 1980, la chante à l’Olympia en 1981, puis au Metropolitan Opera de New York en 1982\. 

Le récit commence auprès d’une mère danseuse et d’un père lanceur de poignards, puis entraîne son personnage de New York vers Los Angeles, à bicyclette. Une ancienne étoile de cinéma apparaît dans cette traversée. Le rêve américain prend ainsi la forme d’une aventure de saltimbanque, avec ce mélange de mouvement et de mélancolie qui convient si bien à une chanson narrative²⁶.

Pour un auteur né à New York et installé en Europe, ce voyage de son œuvre possède une résonance particulière. Sa chanson revient en Amérique dans la voix d’un des grands interprètes français. Sans en faire une destinée écrite d’avance, on peut y voir un beau croisement entre la biographie et la création.

Montand apporte à une chanson son expérience de la scène et son art du personnage. Qu’il choisisse un texte de McNeil constitue déjà une reconnaissance. Qu’il lui consacre ensuite un disque donne à cette confiance une ampleur exceptionnelle. Le disque aura un succès discret car Montand se lançant en politique n'a jamais voulu faire la promo de son disque par peur d'être soupçonné de profiter de son exposition médiatique pour vendre son disque.

### Un album au nom de l’auteur

En 1984 paraît *Yves Montand chante David McNeil*. On y trouve notamment « Nostalgie d’Angie », « Vous souvenez-vous Louisa ? », « Couleurs » et « Les Jardins de Monte-Carle ». « Lettre anonyme à Monsieur le conservateur du musée du Louvre » associe le texte de McNeil à une musique de Michel Jonasz²⁷.

Un tel titre d’album remet l’auteur au premier plan**.** Le public vient écouter Montand, mais le disque lui présente explicitement un autre créateur. Cette reconnaissance est d’autant plus significative que Montand a fait vivre un immense répertoire, où la qualité des textes compte autant que la présence scénique.

Ces chansons permettent aussi d’élargir l’image de McNeil au-delà d’un succès isolé. Il sait écrire la mémoire, la fantaisie, le sentiment et l’adresse insolite. La collaboration avec Montand montre qu’il peut fournir un ensemble cohérent, assez varié pour nourrir tout un disque. « Hollywood » ouvre une porte ; 

## Julien Clerc : les mots qui deviennent des tubes

### « Mélissa », la rencontre avec le grand public

Avec « Mélissa », David McNeil participe à un succès populaire majeur. La chanson, dont il écrit les paroles sur une musique de Julien Clerc, figure sur *Aime-moi*, paru en 1984, avant de connaître une large diffusion en single en 1985²⁸.

Ce qui frappe dans ce texte, c’est sa manière de faire travailler les sons. Le nom du personnage, les répétitions et les consonnes composent une matière que le chant peut immédiatement saisir. L’allitération²⁹ devient une ressource musicale. Les mots donnent du mouvement à la chanson avant même que l’on s’arrête à leur sens.

La situation évoquée relève d’une fantaisie sensuelle, avec une femme observée à distance et le regard indiscret de ceux qui l’entourent. On peut aujourd’hui interroger ce regard tout en reconnaissant l’efficacité de l’écriture. Une chanson appartient aussi à son époque ; la redécouvrir suppose de pouvoir l’apprécier et la regarder avec un peu de recul³⁰.

« Mélissa » montre surtout que l’exigence d’un auteur peut rejoindre une forme immédiatement mémorisable. **Le plaisir du refrain n’exclut pas le travail précis de la langue.** La facilité que ressent l’auditeur peut être le résultat d’un artisanat très attentif.

### Une collaboration qui se prolonge

La relation avec Julien Clerc ne s’arrête pas là. McNeil signe notamment les paroles de « Hélène », en 1987, et participe à son répertoire avec « Assez… Assez… », « Les Aventures à l’eau », « To Be or Not to Be Bop » ou « Y’a plus de rock au Tennessee »³¹.

## Alain Souchon : la tendresse et l’ironie

### « Casablanca », une ville devenue mémoire

« Casablanca », présente sur *On avance* en 1983, est écrite par Alain Souchon et David McNeil sur une musique de Souchon. Il importe de respecter ce partage des crédits : l’œuvre de McNeil comprend aussi des écritures à plusieurs mains³².

La chanson fait se rencontrer une ville, des images de cinéma et les traces d’une époque. Les références à Bogart et Lauren Bacall côtoient les voitures, les vêtements et les habitudes d’autrefois. Casablanca apparaît comme un lieu réel, mais aussi comme une réserve d’images intimes³³.

C’est une belle illustration de ce que peut faire la chanson avec la mémoire. Elle ne reconstitue pas un passé de manière exhaustive. Elle retient quelques détails assez précis pour lui rendre une présence. Nous n’avons pas besoin d’avoir vécu la même histoire pour reconnaître l’émotion attachée à un monde qui s’éloigne.

### « J’veux du cuir », le théâtre de la virilité

En 1985, sur *C’est comme vous voulez*, « J’veux du cuir » pousse Souchon vers une autre scène. Le texte est signé Souchon et McNeil ; la musique, Laurent Voulzy. L’autodérision y accompagne une volonté affichée de paraître plus dur, plus viril, plus conforme à certains clichés masculins³⁴.

La chanson gagne à être entendue comme un petit théâtre des apparences. Le personnage désire une image de lui-même. L’écart entre cette image et celui qui la réclame fait naître le comique. McNeil sait écrire ce genre de décalage sans avoir besoin d’un long commentaire explicatif.

La collaboration continue bien après les années 1980\. Son nom est associé à « Parachute doré » et, en 2019, à « Debussy Gabriel Fauré », sur *Âme fifties*. Cette dernière participation est relevée dans la critique du disque publiée par *Le Monde*³⁵.

Ce compagnonnage durable compte davantage qu’une rencontre réussie. Il témoigne d’une confiance entretenue, d’une faculté à retrouver ensemble une tonalité tout en proposant de nouvelles chansons.

## Une œuvre accueillie par des voix très différentes

Le cercle des interprètes ne se limite pas à ces trois grandes figures. Jacques Dutronc chante « La Pianiste dans une boîte à Gand », « Brèves Rencontres » et « Transat en solitaire ». Robert Charlebois accueille notamment « Sept heures du soir », « Battement de cils » et « Les Années de Gaulle ». Catherine Deneuve interprète « Paris Paris »³⁶.

Cette diversité évite de confondre McNeil avec un style d’interprète unique. Il sait entrer dans des univers différents, laisser à chaque voix son caractère, et apporter pourtant une imagination identifiable. Écrire pour quelqu’un demande cette souplesse : entendre ce qui pourra devenir naturel dans sa bouche.

Une autre collaboration ouvre sur le tango. McNeil donne des paroles françaises à « Oblivion » d’Astor Piazzolla, sous le titre « J’oublie », chanté par Milva³⁷. Son activité rejoint ici un répertoire qui dépasse les frontières habituelles de la variété française³⁸.

L’estime de Charlebois est particulièrement explicite. En 2024, dans *La Ballade* sur France Inter, le chanteur parle de McNeil comme d’un poète et souligne combien leur collaboration peut fonctionner sans longues explications. Voilà une reconnaissance concrète, exprimée par quelqu’un qui connaît son travail de l’intérieur³⁹.

## Le poète des noms, des lieux et des images

Pourquoi parler de poésie à propos de David McNeil ? Parce que son écriture fait plus que raconter une anecdote. Elle donne aux mots une présence sonore et visuelle. Un lieu peut ouvrir une histoire, un nom propre apporter une musique, un détail déplacer toute une scène.

Les titres de son répertoire personnel en donnent un premier aperçu : « Dans la ville d’Anvers », « Les Photos de Doisneau », « Papa jouait du rock and roll », « Passantes de Passy », « New-York City ». Ils rapprochent la géographie, les arts et l’intimité. On y entre par un nom familier ou par une sonorité qui intrigue⁴⁰.

Cette écriture mérite d’être lue autant qu’écoutée. Ses recueils, *Hollywood, les hindous…* et *… Et autres histoires beiges*, réunissent les textes de ses propres albums et ceux confiés à d’autres interprètes. Ils permettent de reconnaître les continuités d’une œuvre que les différentes voix avaient dispersée⁴¹.

Dans ses disques plus récents, « Lady Pannonica » fait apparaître une figure importante de l’histoire du jazz⁴². Là encore, un nom invite à découvrir un autre monde. Ces références peuvent nourrir la curiosité, sans obliger l’auditeur à posséder toutes les clés avant d’éprouver le plaisir d’une chanson⁴³.

Pour ma part, j’appelle poète un auteur capable de rendre cette curiosité sensible. La poésie ne tient pas seulement au prestige d’un mot ou à la richesse d’une référence. Elle apparaît lorsqu’une manière de dire nous fait voir autrement. Chez McNeil, l’humour participe à ce déplacement : il permet de garder la légèreté, même lorsque le temps, la solitude ou le souvenir affleurent.

## L’Olympia de 1997, la preuve par l’amitié

Le 27 janvier 1997, David McNeil donne à l’Olympia un concert entouré de ses amis chanteurs. Maxime Le Forestier, Robert Charlebois, Laurent Voulzy, Renaud, Julien Clerc et Alain Souchon participent à cette soirée⁴⁴.

La captation *Olympia 97* en garde une trace précise. Le Forestier le rejoint pour « J’ai déjà fait mon arche », Charlebois pour « Vous souvenez-vous Louisa », Renaud pour « Le Bateau-mouche », Clerc pour « Wimbledon », Souchon pour « Seul dans ton coin ». « Hollywood » réunit tout le monde⁴⁰.

Voilà pourquoi l’estime de la profession n’est pas, ici, une formule de circonstance. Ces artistes viennent partager ses chansons sous son nom. Ils contribuent à faire entendre l’auteur dont le public a parfois découvert les mots à travers eux.

Il serait excessif de prétendre vérifier l’admiration de « toute » la profession. Ce concert, les collaborations prolongées et les témoignages suffisent cependant à montrer l’ampleur de la reconnaissance. McNeil appartient à un réseau d’amitiés qui est aussi une communauté de travail.

Je trouve cette soirée particulièrement révélatrice. Elle fait apparaître, pendant quelques heures, un lien que l’industrie du disque laisse souvent dans les coulisses : celui qui unit les chansons à leur auteur, et l’auteur à ceux qui les ont fait vivre.

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## L’écrivain : une autre durée pour les souvenirs

David McNeil n’est pas devenu écrivain uniquement pour raconter ses succès de musicien. Son premier roman, *Lettres à Mademoiselle Blumenfeld*, paraît en 1991\. Sa forme épistolaire⁴⁵ lui donne un espace différent de celui de la chanson. La critique du *Monde* y remarque alors une parenté avec l’esprit de Boris Vian⁴⁶.

En 2026, McNeil explique dans un entretien au même journal combien les deux pratiques diffèrent : écrire une chanson demande de retrancher, tandis que le livre lui a permis de jouer autrement avec la longueur et la durée. Ce témoignage éclaire le passage d’un métier à l’autre sans les confondre⁴⁷.

*Tous les bars de Zanzibar* paraît en 1994 ; *Tangage et roulis*, en 2006, reçoit le prix Le Vaudeville. En 2012, *28 boulevard des Capucines* prend pour point de départ la soirée de l’Olympia. En 2013, *Quatre mots, trois dessins et quelques chansons* revient sur les sources de son imaginaire musical, avec des dessins de sa main⁴⁸.

Ces livres élargissent la rencontre. Derrière les titres des chansons apparaissent des chemins, des personnes, des souvenirs de travail et d’enfance. Le lecteur découvre un auteur qui aime raconter les circonstances aussi bien que les œuvres.

Sa production comprend également des livres pour la jeunesse. Cette autre destination de l’écriture convient à une imagination où le jeu et l’image occupent une place importante⁶.

Il faut enfin rappeler la reconnaissance institutionnelle : en 2011, l’Académie française lui décerne la Grande Médaille de la chanson française pour l’ensemble de ses chansons. Dans son discours sur les prix, elle reprend l’appréciation de Jean-Loup Dabadie⁴⁹, qui souligne la fécondité du parolier et la diversité de ses interprètes⁵⁰.

L’écrivain et l’auteur de chansons se rejoignent donc dans une même attention à la langue. Mais chacun dispose de son temps : quelques minutes pour l’un, des pages où revenir, s’attarder et bifurquer pour l’autre.

## Les silences ont aussi leur histoire

Une carrière discrète peut facilement être embellie après coup. On voudrait y voir seulement un choix de liberté. L’histoire de McNeil demande davantage de délicatesse. Dans l’entretien publié par *Le Vif* en 2014, il évoque aussi la dépression, l’alcool et de graves problèmes de santé⁷.

Ces confidences empêchent de transformer ses longues absences en posture artistique. Un créateur peut interrompre son travail pour des raisons douloureuses. Les amis qui reviennent autour de lui comptent alors comme musiciens, mais aussi comme présences humaines.

*Un lézard en septembre*, enregistré en 2013 et 2014, marque son retour au disque après une longue interruption. Dominique Blanc-Francard en assure la production ; Souchon et Charlebois y participent, aux côtés notamment de Françoise Hardy, Carla Bruni, Michel Jonasz et Matthieu Chedid⁵¹.

En 2017, *Un vautour au pied du lit* porte cette part plus sombre jusque dans le titre. Le récit retrouve un homme confronté au monde hospitalier, à ses lieux et à ses sensations⁵².

Rendre hommage à McNeil demande de garder ensemble ces deux faces : le plaisir des mots et les épreuves de l’existence. La fantaisie ne prouve pas l’absence de souffrance. Elle peut être une façon de lui répondre, de conserver une relation au monde et de continuer à offrir quelque chose aux autres.

## En 2026, la création continue

L’actualité donne une raison supplémentaire de se tourner vers lui. David McNeil a eu quatre-vingts ans le 22 juin 2026\. Cette année voit paraître *Le Blues de l’homme blanc*, un album de douze titres annoncé comme mêlant des inédits et des morceaux réorchestrés⁵³.

Le disque remet en circulation plusieurs chansons de son univers, dont « Vous souvenez-vous Louisa », « Imbroglios », « Lady Pannonica » et « Washington Square ». Les crédits associent notamment Charlebois et Renaud au morceau-titre, Charlebois et Carla Bruni à « Jim et Jules », et Maxime Le Forestier à « Tapis volants ». Il faut distinguer la parution de 2026 de la date de création de chaque chanson⁵⁴.

Son nouveau livre, *Quelques mots à propos de quelques voitures rouges*, paraît chez Gallimard. Le motif de l’automobile relie les souvenirs : véhicules désirés, jouets d’enfance, déplacements et épisodes de vie. La présentation éditoriale insiste sur la charge affective de ces objets⁵⁵.

Ce nouvel ensemble prolonge un parcours où les différentes formes de création se répondent. Le disque rassemble des chansons ; le livre ouvre d’autres routes dans la mémoire. À quatre-vingts ans, McNeil continue ainsi à proposer des œuvres qui permettent de le découvrir au présent.

## Lui rendre hommage en allant l’écouter

Je ne souhaite pas présenter David McNeil comme un artiste que personne n’aurait reconnu. Ce serait effacer ses lecteurs, ses auditeurs fidèles, les interprètes qui l’ont choisi et les critiques qui l’ont défendu. *Télérama* lui consacrait déjà une couverture en 1979 et lui rend encore une place importante en 2026¹².

La question est celle de la visibilité personnelle. Une chanson peut devenir familière tandis que le nom de son auteur reste moins présent dans la mémoire collective. « Mélissa » et « J’veux du cuir » ont connu une diffusion que les albums chantés par McNeil lui-même n’ont pas toujours rencontrée. Son parcours nous invite à regarder ce décalage avec plus d’attention.

Pour le découvrir, on peut partir des chansons célèbres, puis remonter vers ses propres disques. Écouter « Hollywood » dans plusieurs voix. Explorer les années Saravah. Retrouver *Seul dans ton coin*, l’Olympia de 1997 ou *Un lézard en septembre*. Ouvrir ensuite un livre, et entendre comment cet auteur poursuit ailleurs le même plaisir de raconter.

C’est cette rencontre que je voudrais encourager. David McNeil mérite que nous lui donnions un peu du temps qu’il a consacré aux chansons des autres et aux siennes. Que nous retenions son nom, autant que ses refrains. Que nous allions vers ce musicien et ce poète dont le travail a enrichi plusieurs générations de chanson française.

> Rendre hommage à un artiste vivant possède une beauté particulière : on peut encore recevoir ce qu’il invente. Aujourd’hui, David McNeil nous offre cette possibilité. Il suffit de commencer par une chanson, puis de lui laisser ouvrir les suivantes.

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## Notes et sources

**1.** [David McNeil, site officiel — Chansons pour les amis](https://davidmcneil.com/chansons-pour-les-amis/?ref=leblogdedibu.fr) ; [Yves Montand, site officiel — Discographie, notamment 1980, 1981 et 1984](https://yves-montand-site-officiel.com/discographie/?ref=leblogdedibu.fr) ; [Qobuz — Alain Souchon, Collection : crédits de J’veux du cuir](https://www.qobuz.com/us-en/album/collection-alain-souchon/0724381147559?ref=leblogdedibu.fr).

**2.** Marc Chagall (1887-1985) est une figure majeure de la peinture du XXe siècle. Le lien de filiation est documenté notamment par le musée national Marc Chagall ; il ne résume pas la carrière propre de David McNeil.

**3.** [Musée national Marc Chagall — Rencontre avec David McNeil, 19 novembre 2023 : notice biographique](https://musees-nationaux-alpesmaritimes.fr/chagall/agenda/evenement/rencontre-exceptionnelle-avec-david-mcneil-fils-de-marc-chagall?ref=leblogdedibu.fr).

**4.** [David McNeil, site officiel — Biographie](https://davidmcneil.com/biographie/?ref=leblogdedibu.fr).

**5.** Charles Leirens est un photographe belge, également lié au monde de la musique et des arts. Époux de Virginia Haggard après sa séparation d’avec Chagall, il joue un rôle dans la découverte du cinéma par David McNeil.

**6.** [Fondation Henri Storck — Biographie de David McNeil](https://fondshenristorck.be/autres/david-mc-neil/biographie/?ref=leblogdedibu.fr).

**7.** [Gilles Médioni, Le Vif — Chanteur hors père, 12 juin 2014](https://www.levif.be/magazine/chanteur-hors-pere/?ref=leblogdedibu.fr).

**8.** [Bibliothèque Sonore Romande — Quelques pas dans les pas d’un ange, édition Gallimard, 2003](https://bibliothequesonore.ch/livre/21255?ref=leblogdedibu.fr).

**9.** [Bernard Morlino, Le Journal du dimanche — David McNeil : le Paganini du violon d’Ingres, 23 juin 2026](https://www.lejdd.fr/culture/david-mcneil-le-paganini-du-violon-dingres-177117?ref=leblogdedibu.fr).

**10.** Henri Storck est un cinéaste belge et une figure importante du cinéma documentaire. La fondation qui porte son nom conserve aussi des informations et des films de David McNeil.

**11.** [David McNeil, site officiel — Filmographie](https://davidmcneil.com/filmographie/?ref=leblogdedibu.fr).

**12.** [Stan Cuesta, Télérama — Entretien avec le parolier David McNeil, 25 avril 2026](https://www.telerama.fr/musique/le-parolier-david-mcneil-seul-souchon-pouvait-chanter-j-veux-du-cuir-des-gros-seins-des-gros-culs-7030793.php?ref=leblogdedibu.fr).

**13.** Pierre Barouh (1934-2016), auteur, chanteur et producteur, est notamment connu pour la chanson du film Un homme et une femme. Il fonde le label indépendant Saravah en 1966.

**14.** [David McNeil, site officiel — Albums : chronologie des disques](https://davidmcneil.com/category/albums/?ref=leblogdedibu.fr).

**15.** [Palais de la Porte Dorée — Saravah : rappel de la fondation du label en 1966](https://www.palais-portedoree.fr/programmation/cinema/saravah?ref=leblogdedibu.fr) ; [Stan Cuesta, Télérama — Entretien avec le parolier David McNeil, 25 avril 2026](https://www.telerama.fr/musique/le-parolier-david-mcneil-seul-souchon-pouvait-chanter-j-veux-du-cuir-des-gros-seins-des-gros-culs-7030793.php?ref=leblogdedibu.fr).

**16.** Jack Treese est un musicien folk américain installé en France, guitariste et joueur de banjo. Il enregistre chez Saravah et travaille avec de nombreux artistes de chanson française.

**17.** [Éditions Saravah — Les années Saravah de McNeil : crédits des enregistrements](https://www.saravah.fr/catalogue/david-mcneil/les-annees-saravah-de-mcneil?ref=leblogdedibu.fr).

**18.** [Qobuz — David McNeil : biographie et discographie](https://www.qobuz.com/fr-fr/interpreter/david-mcneil/319494?ref=leblogdedibu.fr).

**19.** La pedal steel est une guitare jouée horizontalement. Une barre métallique glisse sur les cordes, tandis que des pédales et des leviers modifient leur hauteur. Ses glissements sonores sont caractéristiques de nombreuses musiques country.

**20.** [Éditions Saravah — Les années Saravah de McNeil : crédits des enregistrements](https://www.saravah.fr/catalogue/david-mcneil/les-annees-saravah-de-mcneil?ref=leblogdedibu.fr) ; [David McNeil, site officiel — Un lézard en septembre : crédits et enregistrements de 2013-2014](https://davidmcneil.com/un-lezard-en-septembre/?ref=leblogdedibu.fr).

**21.** [Qobuz — Olympia 97 (Live) : crédits de Les Photos de Doisneau](https://www.qobuz.com/fr-fr/album/olympia-97-live-david-mcneil/rkg02dsz5zqvo?ref=leblogdedibu.fr).

**22.** Didier Lockwood est un violoniste français de jazz ; Toots Thielemans, un musicien belge particulièrement célèbre pour son jeu d’harmonica. Ils participent aux enregistrements de Seul dans ton coin.

**23.** L’Académie Charles-Cros est une association de spécialistes de l’enregistrement sonore qui distingue des disques et leurs créateurs. Elle est distincte de l’Académie française, qui récompense McNeil en 2011.

**24.** [David McNeil, site officiel — Seul dans ton coin : personnel et distinction de 1991](https://davidmcneil.com/seul-dans-ton-coin/?ref=leblogdedibu.fr).

**25.** [Yves Montand, site officiel — Discographie, notamment 1980, 1981 et 1984](https://yves-montand-site-officiel.com/discographie/?ref=leblogdedibu.fr) ; [Claude Fléouter, Le Monde — Yves Montand au Metropolitan Opera : retrouvailles américaines, 10 septembre 1982](https://www.lemonde.fr/archives/article/1982/09/10/yves-montand-au-metropolitan-opera-retrouvailles-americaines%5F3107142%5F1819218.html?ref=leblogdedibu.fr).

**26.** [Bide et Musique — Hollywood, version originale de David McNeil (1972) : fiche et texte](https://www.bide-et-musique.com/song/19138.html?ref=leblogdedibu.fr).

**27.** [Yves Montand, site officiel — Discographie, notamment 1980, 1981 et 1984](https://yves-montand-site-officiel.com/discographie/?ref=leblogdedibu.fr) ; [David McNeil, site officiel — Chansons pour les amis](https://davidmcneil.com/chansons-pour-les-amis/?ref=leblogdedibu.fr).

**28.** [David McNeil, site officiel — Mélissa : texte et crédits](https://davidmcneil.com/melissa-clerc/?ref=leblogdedibu.fr) ; [Pop Music Deluxe — Julien Clerc : les années tubes (1980-1990), 21 novembre 2019](https://popmusicdeluxe.fr/2019/11/21/julien-clerc-les-annees-tubes-1980-1990/?ref=leblogdedibu.fr).

**29.** L’allitération est la répétition d’un même son consonantique dans une suite de mots. Elle peut renforcer le rythme et produire une musicalité particulièrement efficace dans un texte chanté.

**30.** [David McNeil, site officiel — Mélissa : texte et crédits](https://davidmcneil.com/melissa-clerc/?ref=leblogdedibu.fr).

**31.** [Ultratop — Julien Clerc, Hélène : date et crédits](https://www.ultratop.be/fr/song/7d45/Julien-Clerc-Helene?ref=leblogdedibu.fr) ; [David McNeil, site officiel — Chansons pour les amis](https://davidmcneil.com/chansons-pour-les-amis/?ref=leblogdedibu.fr).

**32.** [Qobuz — Alain Souchon, On avance (1983) : crédits de Casablanca](https://www.qobuz.com/au-en/album/on-avance-alain-souchon/0888880410252?ref=leblogdedibu.fr).

**33.** [David McNeil, site officiel — Casablanca : texte](https://davidmcneil.com/casablanca-souchon/?ref=leblogdedibu.fr).

**34.** [Qobuz — Alain Souchon, Collection : crédits de J’veux du cuir](https://www.qobuz.com/us-en/album/collection-alain-souchon/0724381147559?ref=leblogdedibu.fr) ; [Delta FM — Un tube, une histoire : J’veux du cuir, 13 juin 2019](https://www.deltafm.fr/zik-et-news/un-tube-une-histoire-159?ref=leblogdedibu.fr).

**35.** [David McNeil, site officiel — Chansons pour les amis](https://davidmcneil.com/chansons-pour-les-amis/?ref=leblogdedibu.fr) ; [Le Monde — Sélection d’albums : Âme fifties d’Alain Souchon, 28 octobre 2019](https://www.lemonde.fr/culture/article/2019/10/28/chanson-rock-jazz-classique-sept-sorties-d-albums-a-ne-pas-rater%5F6017128%5F3246.html?ref=leblogdedibu.fr).

**36.** [David McNeil, site officiel — Chansons pour les amis](https://davidmcneil.com/chansons-pour-les-amis/?ref=leblogdedibu.fr).

**37.** Astor Piazzolla est un compositeur et bandonéoniste argentin ; Milva, une chanteuse italienne. Leur rencontre avec les paroles françaises de McNeil illustre la circulation internationale de son travail.

**38.** [Siccas Guitars — Piazzolla : Oblivion on the Classical Guitar, rappel des paroles françaises de McNeil chantées par Milva](https://www.siccasguitars.com/blogs/stories/piazzolla-oblivion-classical-guitar?ref=leblogdedibu.fr).

**39.** [Vincent Josse, France Inter — La Ballade de Robert Charlebois, 1er juin 2024](https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-ballade/la-ballade-du-samedi-01-juin-2024-7876198?ref=leblogdedibu.fr).

**40.** [Bibliothèque nationale de France — Olympia 97 : notice bibliographique et détail des duos, FRBNF38390318](https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb38390318r?ref=leblogdedibu.fr).

**41.** [David McNeil, site officiel — Recueils de chansons : Hollywood, les hindous… et … Et autres histoires beiges](https://davidmcneil.com/category/recueil-chansons/?ref=leblogdedibu.fr).

**42.** Pannonica de Koenigswarter, dite Nica, est une mécène et amie de plusieurs grands musiciens de jazz, particulièrement Thelonious Monk. Celui-ci lui consacre une composition intitulée Pannonica.

**43.** [David McNeil, site officiel — Un lézard en septembre : crédits et enregistrements de 2013-2014](https://davidmcneil.com/un-lezard-en-septembre/?ref=leblogdedibu.fr) ; [SFJAZZ / Google Arts & Culture — Monk at 100 : rôle de Pannonica de Koenigswarter](https://artsandculture.google.com/story/monk-at-100-sfjazz/yQVRXo%5FcFQjKIA?hl=en&ref=leblogdedibu.fr).

**44.** [Le Monde — Traversée : « Je », singulier et pluriel, 12 juillet 2012 (soirée du 27 janvier 1997)](https://www.lemonde.fr/livres/article/2012/07/12/traversee-je-singulier-et-pluriel%5F1732528%5F3260.html?ref=leblogdedibu.fr).

**45.** Un roman épistolaire raconte une histoire à travers des lettres. Cette forme permet de varier les voix, les points de vue et les intervalles entre les épisodes.

**46.** [Médiathèques de l’agglomération de La Rochelle — Lettres à Mademoiselle Blumenfeld, édition de 1991](https://mediatheques.agglo-larochelle.fr/doc/SYRACUSE/449265/lettres-a-mademoiselle-blumenfeld-roman-david-mcneil?ref=leblogdedibu.fr) ; [Le Monde — Un enfant de Vian, 29 novembre 1991 : critique de Lettres à Mademoiselle Blumenfeld](https://www.lemonde.fr/archives/article/1991/11/29/un-enfant-de-vian%5F4034044%5F1819218.html?ref=leblogdedibu.fr).

**47.** [Fabrice Gabriel, Le Monde des livres — Entretien avec David McNeil, 9 juin 2026](https://www.lemonde.fr/livres/article/2026/06/09/david-mcneil-si-faire-des-chansons-est-difficile-ecrire-de-petits-livres-pas-tres-serieux-comme-celui-ci-est-devenu-un-pur-bonheur%5F6700193%5F3260.html?ref=leblogdedibu.fr).

**48.** [Bibliothèque nationale de France — Notices d’auteur : Tous les bars de Zanzibar (1994), Un vautour au pied du lit (2017)](https://catalogue.bnf.fr/rechercher.do?index=AUT3&numNotice=11913742&ref=leblogdedibu.fr) ; [Qobuz — David McNeil : biographie et discographie](https://www.qobuz.com/fr-fr/interpreter/david-mcneil/319494?ref=leblogdedibu.fr) ; [Gallimard / Folio — 28 boulevard des Capucines : présentation du récit](https://www.folio-lesite.fr/catalogue/28-boulevard-des-capucines/9782070454037?ref=leblogdedibu.fr) ; [David McNeil, site officiel — Quatre mots, trois dessins et quelques chansons, 2013](https://davidmcneil.com/quatre-mots-trois-dessins-et-quelques-chansons/?ref=leblogdedibu.fr).

**49.** Jean-Loup Dabadie est un écrivain, scénariste et parolier, membre de l’Académie française. Il a notamment écrit Ma préférence et Femmes, je vous aime pour Julien Clerc. Son appréciation de McNeil est reprise dans le discours académique de 2011.

**50.** [Académie française — Discours sur les prix littéraires 2011 : Grande Médaille de la chanson française à David McNeil, 1er décembre 2011](https://www.academie-francaise.fr/discours-sur-les-prix-litteraires-seance-publique-annuelle-14?ref=leblogdedibu.fr).

**51.** [David McNeil, site officiel — Un lézard en septembre : crédits et enregistrements de 2013-2014](https://davidmcneil.com/un-lezard-en-septembre/?ref=leblogdedibu.fr).

**52.** [Fnac / présentation Gallimard — Un vautour au pied du lit, 8 juin 2017](https://www.fnac.com/a10429973/David-McNeil-Un-vautour-au-pied-du-lit?ref=leblogdedibu.fr).

**53.** [Musée national Marc Chagall — Rencontre avec David McNeil, 19 novembre 2023 : notice biographique](https://musees-nationaux-alpesmaritimes.fr/chagall/agenda/evenement/rencontre-exceptionnelle-avec-david-mcneil-fils-de-marc-chagall?ref=leblogdedibu.fr) ; [Kuroneko — Le Blues de l’homme blanc : présentation du distributeur, sortie annoncée le 10 avril 2026](https://kuroneko-boutique.com/products/le-blues-de-lhomme-blanc?ref=leblogdedibu.fr).

**54.** [Spotify / Kangaroo — Le Blues de l’homme blanc : douze titres et crédits, 10 avril 2026](https://open.spotify.com/intl-fr/album/117poGrBVBidvWwIqQoSPp?ref=leblogdedibu.fr).

**55.** [Éditions Gallimard / Nouveautés éditeurs BnF — Quelques mots à propos de quelques voitures rouges, 2026](https://nouveautes-editeurs.bnf.fr/accueil?id%5Fdeclaration=10000001322690&titre%5Flivre=Quelques%5Fmots%5F%C3%A0%5Fpropos%5Fde%5Fquelques%5Fvoitures%5Frouges&ref=leblogdedibu.fr).