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# Les deux visages de De Gaulle : Janus de la République
- URL: https://www.leblogdedibu.fr/les-deux-visages-de-de-gaulle-janus-de-la-republique/
- Published: 2026-09-25T12:50:02.000Z
- Updated: 2026-09-25T12:50:02.000Z
- Description: En 1940, de Gaulle refuse la défaite et rend à la France une voix. En Mai 68, il peine à entendre ceux qui contestent son pouvoir. Résistant, réformateur et chef d’État : portrait d’un homme immense dont la grandeur n’efface pas les contradictions.
- Author: Didier Buffet
- Tags: Politique, Histoire, Géopolitique, Philosophie

Par Didier Buffet

Résistant en 1940, réformateur à la Libération, président autoritaire face à Mai 68 : Charles de Gaulle échappe aux portraits simples. Son parcours pose une question toujours actuelle : comment donner de la force à l’État sans affaiblir la liberté des citoyens ?

J’admire de Gaulle pour son refus de la défaite en 1940\. Cette admiration ne m’oblige pas à approuver tout ce qu’il a fait ensuite. Entre l’homme du 18 Juin et le président bousculé par Mai 68, il existe une tension que la légende nationale masque souvent. Le premier désobéit pour défendre la liberté de son pays. Le second supporte difficilement qu’une partie de ce pays conteste son autorité. Janus, le dieu romain aux deux visages, offre une image de cette contradiction.

En juin 1940, la France subit une défaite militaire écrasante. Le gouvernement de Pétain demande l’armistice. Depuis Londres, de Gaulle appelle à poursuivre le combat. Son raisonnement est simple : la guerre dépasse les frontières françaises, le Royaume-Uni continue de se battre et les ressources de l’Empire comme l’industrie américaine peuvent encore changer son issue. Il refuse de confondre la défaite d’une armée avec la disparition d’une nation.¹

Sa grandeur tient à ce refus, puis à sa capacité à l’organiser. La France libre donne une existence politique et militaire à ceux qui veulent continuer la guerre. De Gaulle n’a cependant pas libéré la France seul. La victoire doit aux Alliés, aux résistants de l’intérieur et aux combattants venus notamment de l’empire colonial. Jean Moulin joue un rôle décisif dans l’unification de la Résistance autour du Conseil national de la Résistance, créé en 1943\. Reconnaître cette œuvre collective permet de mesurer la place du général sans effacer celle des autres.¹

Avant même la Libération, de Gaulle participe à une transformation profonde de la société. Sous son autorité, le droit de vote des femmes est reconnu par l’ordonnance du 21 avril 1944\. Cette avancée prolonge des décennies de revendications. Elle doit également au travail de l’Assemblée consultative d’Alger et à l’amendement du communiste Fernand Grenier. De Gaulle lui apporte son soutien et sa signature : c’est considérable, sans en faire l’unique auteur.²

La Sécurité sociale naît de la même rencontre entre une volonté politique et un projet collectif. Les ordonnances d’octobre 1945 sont adoptées sous le Gouvernement provisoire qu’il dirige. Elles s’inscrivent dans le programme du Conseil national de la Résistance. Pierre Laroque en conçoit l’organisation avec le soutien du ministre Alexandre Parodi. Ambroise Croizat, devenu ministre après leur adoption, joue ensuite un rôle majeur dans leur mise en œuvre. De Gaulle a rendu possible cette réforme ; il ne l’a pas inventée seul.³

Ce bilan social empêche de le réduire à un conservateur attaché à l’ordre. Il veut un État capable de protéger, de reconstruire et d’orienter l’économie. Cela ne fait pas de lui un homme de gauche au sens habituel. Sa priorité reste l’unité nationale, et il se méfie des affrontements entre partis comme des conflits de classes. Il accepte de grandes réformes, mais souhaite qu’elles soient conduites par un pouvoir fort.

Il faut aussi regarder l’homme derrière l’uniforme. Catholique pratiquant, de Gaulle distingue sa foi personnelle de sa fonction dans une République laïque. Avec son épouse Yvonne, il entoure leur fille Anne, atteinte de trisomie 21\. Le couple crée une fondation pour accueillir de jeunes femmes handicapées sans ressources. Cette attention à la fragilité révèle une sensibilité que son personnage public laisse rarement voir.⁴

Ses convictions ne l’empêchent pas non plus d’accompagner certaines évolutions. En 1967, il promulgue la loi Neuwirth légalisant la contraception. Le mérite revient d’abord aux femmes qui ont porté ce combat et aux parlementaires qui l’ont mené. Mais le président catholique accepte cette liberté nouvelle. Son conservatisme n’exclut donc pas toute capacité de changement.⁵

Le bilan de la Libération comporte pourtant une ombre majeure. En mai 1945, dans les régions de Sétif, Guelma et Kherrata, en Algérie, des manifestations nationalistes et des attaques meurtrières contre des Européens sont suivies d’une répression qui tue plusieurs milliers d’Algériens. Les responsabilités impliquent l’armée, les autorités civiles et des milices. De Gaulle dirige alors le Gouvernement provisoire. Sa responsabilité politique ne peut être effacée : l’État qui rétablit la liberté en France maintient aussi un ordre colonial par la violence.⁶

Sa conception du pouvoir apparaît clairement à Bayeux, en 1946\. Il veut un chef de l’État au-dessus des partis, capable d’assurer la continuité des institutions. Douze ans plus tard, la guerre d’Algérie lui permet de revenir aux affaires. En mai 1958, la révolte d’Alger et la menace d’une intervention militaire placent la République sous pression. Appelé par René Coty, de Gaulle est investi par l’Assemblée nationale le 1er juin. Son retour suit une procédure légale, dans une crise où la menace de la force pèse sur les décisions.⁷

La Constitution de 1958, approuvée par référendum, répond au désir de stabilité. Elle donne au président des moyens importants : nommer le Premier ministre, dissoudre l’Assemblée nationale, recourir au référendum dans les cas prévus et exercer des pouvoirs exceptionnels en cas de crise grave. Le gouvernement reste responsable devant l’Assemblée, mais la pratique de de Gaulle place rapidement le président au centre des décisions.⁷

C’est en ce sens que l’on peut parler d’une tentation monarchique. Le président demeure élu et soumis à une Constitution. Pourtant, tout pousse à voir en lui l’homme qui incarne la France, décide de son avenir et tranche ses conflits. Cette concentration du pouvoir peut faciliter l’action. Elle peut aussi réduire la place du Parlement et faire passer la contradiction pour un obstacle à l’intérêt national.

La réforme de 1962 renforce cette présidence en faisant élire le chef de l’État au suffrage universel direct. Les citoyens gagnent un pouvoir essentiel : choisir eux-mêmes leur président. La méthode reste contestée. De Gaulle utilise l’article 11 pour organiser le référendum, en écartant la procédure de révision de l’article 89, qui exige un vote préalable des deux chambres. Saisi, le Conseil constitutionnel se déclare incompétent pour juger une loi adoptée par référendum. Il ne valide donc pas juridiquement la méthode. Le général élargit le pouvoir des électeurs tout en contournant leurs représentants.⁸

L’Algérie révèle la même capacité à décider, avec ses mérites et ses conséquences douloureuses. Revenu au pouvoir grâce, notamment, à des soutiens qui espèrent maintenir l’Algérie française, de Gaulle s’engage progressivement vers l’indépendance. En septembre 1959, il reconnaît le principe de l’autodétermination : les Algériens doivent pouvoir choisir leur avenir. Il affronte ensuite les militaires rebelles et les attentats de l’OAS, organisation clandestine qui combat l’indépendance. Cette rupture exige du courage politique. Elle conduit aux accords d’Évian et à l’indépendance de 1962.⁹

Sa décision répond aussi aux intérêts français. Lors de sa conférence de presse du 11 avril 1961, il insiste sur le coût de l’Algérie pour la France. Poursuivre la guerre mobilise des hommes et des ressources, entretient les divisions et compromet ses ambitions pour le pays. L’indépendance résulte d’une lutte algérienne et d’un rapport de forces ; elle n’est pas un cadeau du général. Son mérite est d’avoir accepté une issue que nombre de ses soutiens refusaient.⁹

Face au putsch d’Alger d’avril 1961, son autorité contribue à défendre la République contre une partie de l’armée. Il active l’article 16, qui lui accorde des pouvoirs exceptionnels. Mais il les conserve du 23 avril au 29 septembre, bien après l’échec du putsch. La menace initiale est réelle ; la prolongation de l’exception demeure contestable. Sauver les institutions ne dispense pas de limiter les pouvoirs employés pour les défendre.¹⁰

La fin de la guerre laisse aussi des populations sans protection suffisante. Les Français d’Algérie connaissent l’exode. De nombreux harkis, ces Algériens engagés aux côtés de l’armée française, sont abandonnés aux représailles. Des familles accueillies en France subissent ensuite des conditions de vie indignes. La répression frappe également en métropole : le 17 octobre 1961, la police tue des manifestants algériens à Paris ; le 8 février 1962, celle d’une manifestation contre l’OAS et la guerre d’Algérie fait neuf morts à Charonne. Ces faits engagent la responsabilité de l’État, sans permettre d’attribuer au président chaque ordre donné sur le terrain.¹¹

Sur la scène internationale, de Gaulle défend une idée constante : la France doit pouvoir décider par elle-même. En 1966, il la retire du commandement militaire intégré de l’OTAN, tout en la maintenant dans cette alliance avec les États-Unis et leurs partenaires. Cette distinction résume sa démarche : conserver des alliés et garder sa liberté de décision. L’indépendance nationale constitue l’un des héritages les plus durables du gaullisme.¹²

Mai 68 met ce pouvoir à l’épreuve d’une société qui change. Les étudiants contestent l’autorité à l’université et les règles de la vie quotidienne. Des millions de salariés font grève pour les salaires, les conditions de travail et une meilleure reconnaissance. Le mouvement rassemble des aspirations différentes ; les violences et les blocages inquiètent aussi une partie de la population. Le réduire à un complot reviendrait à ignorer l’ampleur de cette crise sociale.¹³

De Gaulle n’est pas entièrement aveugle à cette transformation. Dans son discours du 24 mai, il reconnaît la nécessité de réformer la société et de mieux associer chacun aux décisions qui le concernent. Mais il peine à trouver les mots pour parler à ceux qui contestent son autorité. Il propose une réforme venue du sommet à des citoyens qui veulent aussi être entendus et peser sur les choix.¹⁴

Pendant ce temps, Georges Pompidou négocie avec les syndicats et le patronat. Les discussions de Grenelle débouchent sur une hausse de 35 % du salaire minimum, des augmentations salariales et des engagements sur les droits syndicaux. Le protocole final n’est pas signé et les grèves se poursuivent, mais des avancées concrètes sont obtenues. La négociation montre que la crise porte des revendications auxquelles le gouvernement peut répondre.¹⁵

Le 29 mai, de Gaulle quitte secrètement Paris pour rencontrer le général Massu à Baden-Baden, en Allemagne. Les témoignages divergent sur ses intentions et son état d’esprit. Cette visite révèle au moins un pouvoir déstabilisé. Le lendemain, il reprend l’initiative et annonce la dissolution de l’Assemblée nationale.¹⁶

Son discours du 30 mai est particulièrement dur. Il dénonce la menace du « communisme totalitaire » et envisage, si les élections sont empêchées, « d’autres voies que le scrutin immédiat ». En présentant la crise sous cet angle, il laisse peu de place à la diversité des contestataires et à leurs demandes. Le chef qui avait incarné le refus en 1940 paraît désormais entendre surtout une menace dans le refus qu’on lui oppose. C’est ici que sa conception de l’autorité montre ses limites.¹⁷

Il faut cependant juger aussi ses actes. De Gaulle n’active pas l’article 16 en Mai 68\. Il maintient les élections et les législatives de juin donnent une large victoire à son camp. Une partie du pays choisit le retour à l’ordre. Son langage peut être dénoncé comme autoritaire ; le qualifier de dictateur effacerait cette issue électorale. La critique la plus solide porte sur sa difficulté à accepter que l’on puisse contester son pouvoir tout en restant attaché à la France.¹⁰ ¹²

En 1969, il apporte lui-même une limite décisive à cette personnalisation du pouvoir. Il soumet à référendum un projet pour renforcer les régions et réformer le Sénat, en annonçant qu’il partira si les Français le refusent. Le 27 avril, le « non » l’emporte avec 52,4 % des voix. Il démissionne le lendemain, alors que rien ne l’oblige constitutionnellement à interrompre son mandat.¹²

Ce départ mérite d’être salué. Il respecte l’engagement pris devant les électeurs. Il souligne aussi l’ambiguïté de sa méthode : en liant son maintien à l’Élysée au résultat d’un référendum, de Gaulle transforme une question institutionnelle en vote de confiance personnel. Il accepte pourtant la réponse. L’homme qui avait tant concentré le pouvoir consent à le quitter.

Que retenir, alors, du gaullisme ? Une volonté d’indépendance, un État capable d’agir, une ambition sociale et le recours au peuple pour trancher les grandes décisions. Mais aussi une méfiance envers les partis et une tendance à confondre l’unité du pays avec l’autorité de son chef. Cet héritage comporte les deux dimensions. Chacun doit pouvoir les examiner.

Être gaullien, au sens où je l’entends, consiste à retenir son courage sans transformer chacune de ses décisions en modèle. Je garde du 18 Juin la force de désobéir lorsque l’essentiel est menacé. Je garde de 1969 le respect du verdict des urnes. Et je retiens de Mai 68 qu’un dirigeant, même exceptionnel, peut finir par mal entendre son pays. L’admiration devient plus exigeante lorsqu’elle laisse toute sa place à la critique.

Notes et sources

¹ Charles de Gaulle, [texte de l’appel du 18 juin 1940](https://www.elysee.fr/front/pdf/elysee-module-3453-fr.pdf?ref=leblogdedibu.fr), présidence de la République ; ministère des Armées, [« L’unification de la Résistance »](https://www.defense.gouv.fr/chemins-memoire/histoire-memoires/ressources-historiques/seconde-guerre-mondiale/resister/resistance-interieure-15?ref=leblogdedibu.fr).

² Assemblée nationale, [« 21 avril 1944 — L’accession des femmes au droit de vote »](https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/histoire-et-patrimoine/deuxieme-guerre-mondiale/l-accession-des-femmes-au-droit-de-vote?ref=leblogdedibu.fr).

³ Inspection générale des affaires sociales, [« 80 ans de la Sécurité sociale : Michel Laroque, un grand témoin »](https://igas.gouv.fr/80-ans-de-la-securite-sociale-michel-laroque-un-grand-temoin-0?ref=leblogdedibu.fr). Michel Laroque y revient sur le rôle de son père Pierre, d’Alexandre Parodi et d’Ambroise Croizat.

⁴ Fondation Charles de Gaulle, [« De Gaulle et la religion catholique »](https://enseigner.charles-de-gaulle.org/de-gaulle-et-la-religion-catholique-un-exemple-de-la-relation-entre-letat-et-la-religion/?ref=leblogdedibu.fr) ; Fondation Anne de Gaulle, [présentation et histoire](https://fondation-anne-de-gaulle.org/presses/presentation-de-la-fondation-anne-de-gaulle/?ref=leblogdedibu.fr).

⁵ Assemblée nationale, [« 1967 : la légalisation de la pilule »](https://www.assemblee-nationale.fr/13/evenements/1967%5Flegalisation%5Fpilule/?ref=leblogdedibu.fr).

⁶ Jean-Pierre Peyroulou, [« Le cas de Sétif-Kherrata-Guelma (mai 1945) »](https://www.sciencespo.fr/mass-violence-war-massacre-resistance/fr/document/le-cas-de-sa-tif-kherrata-guelma-mai-1945.html?ref=leblogdedibu.fr), Sciences Po, réseau de recherche Violence de masse et Résistance, 21 mars 2008\. Les estimations du nombre de victimes restent discutées.

⁷ Charles de Gaulle, [discours de Bayeux, 16 juin 1946](https://www.charles-de-gaulle.org/wp-content/uploads/2017/03/Discours-de-Bayeux-16-juin-1946.pdf?ref=leblogdedibu.fr) ; Assemblée nationale, [discours d’investiture du 1er juin 1958 et contexte](https://www2.assemblee-nationale.fr/decouvrir-l-assemblee/histoire/grands-discours-parlementaires/general-de-gaulle-1er-juin-1958?ref=leblogdedibu.fr) ; [Constitution du 4 octobre 1958, version historique de novembre 1962](https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/LEGIARTI000006527461/1962-11-09?ref=leblogdedibu.fr), Légifrance.

⁸ Sénat, [« Les révisions de la Constitution de 1958 : les révisions abouties »](https://www.senat.fr/connaitre-le-senat/evenements-et-manifestations-culturelles/les-revisions-de-la-constitution/les-revisions-de-la-constitution-de-1958-les-revisions-abouties.html?ref=leblogdedibu.fr) ; Conseil constitutionnel, [décision n° 62-20 DC du 6 novembre 1962](https://www.legifrance.gouv.fr/cons/id/CONSTEXT000017665198/?ref=leblogdedibu.fr).

⁹ Présidence de la République, [biographie de Charles de Gaulle](https://www.elysee.fr/charles-de-gaulle?ref=leblogdedibu.fr) ; INA, [« Le putsch des généraux à Alger »](https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/le-putsch-des-generaux-a-alger?ref=leblogdedibu.fr), qui revient notamment sur la conférence de presse du 11 avril 1961.

¹⁰ Vie publique, [« Les pouvoirs exceptionnels définis par l’article 16 de la Constitution »](https://www.vie-publique.fr/fiches/273931-les-pouvoirs-exceptionnels-definis-par-larticle-16-de-la-constitution?ref=leblogdedibu.fr) ; INA, [« Le putsch des généraux à Alger »](https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/le-putsch-des-generaux-a-alger?ref=leblogdedibu.fr).

¹¹ Présidence de la République, [discours consacré à la mémoire des harkis, 20 septembre 2021](https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2021/09/20/reception-consacree-a-la-memoire-des-harkis?ref=leblogdedibu.fr), et [commémoration du 17 octobre 1961, 16 octobre 2021](https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2021/10/16/ceremonie-de-commemoration-des-60-ans-du-17-octobre-1961?ref=leblogdedibu.fr) ; INA, [« Ils ont vécu la manifestation de Charonne du 8 février 1962 »](https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/la-manifestation-de-charonne-du-8-fevrier-1962-racontees-par-des-temoins?ref=leblogdedibu.fr).

¹² Présidence de la République, [« Charles de Gaulle »](https://www.elysee.fr/charles-de-gaulle?ref=leblogdedibu.fr), chronologie : retrait du commandement intégré de l’OTAN, élections de juin 1968, référendum et démission d’avril 1969.

¹³ Fondation Charles de Gaulle, [« Chronologie de Mai 1968 »](https://www.charles-de-gaulle.org/lhomme/dossiers-thematiques/mai-1968/documents/chronologie-de-mai-1968/?ref=leblogdedibu.fr) ; Charles de Gaulle, allocution du 24 mai 1968, source ci-dessous.

¹⁴ Charles de Gaulle, [allocution radiotélévisée du 24 mai 1968](https://www.charles-de-gaulle.org/lhomme/dossiers-thematiques/mai-1968/documents/allocution-radiodiffusee-et-televisee-du-general-de-gaulle-palais-de-lelysee-24-mai-1968/?ref=leblogdedibu.fr), texte publié par la Fondation Charles de Gaulle.

¹⁵ INA, [« 25-27 mai 1968 : les accords de Grenelle »](https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/25-27-mai-1968-les-accords-de-grenelle?ref=leblogdedibu.fr). Le corps de l’article précise que le protocole final ne fut pas signé.

¹⁶ Florence Dartois, [« 29 mai 1968 : le général de Gaulle disparaît, ruse ou burn out ? »](https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/disparition-general-de-gaulle-mai-1968-crise-sociale-baden-baden-general-massu?ref=leblogdedibu.fr), INA, archives et témoignages.

¹⁷ Charles de Gaulle, [allocution radiodiffusée du 30 mai 1968](https://www.charles-de-gaulle.org/lhomme/dossiers-thematiques/mai-1968/documents/allocution-radiodiffusee-du-general-de-gaulle-30-mai-1968-palais-de-lelysee/?ref=leblogdedibu.fr), texte publié par la Fondation Charles de Gaulle.