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# Pour une République de la confluence
- URL: https://www.leblogdedibu.fr/pour-une-republique-de-la-confluence/
- Published: 2026-11-04T10:39:30.000Z
- Updated: 2026-11-04T11:14:31.000Z
- Description: La France doit sortir de la polarisation de la vie politique pour retrouver le chemin du consensus. Vers une France plus juste.
- Author: Didier Buffet
- Tags: Politique, Philosophie, Sociologie, Géopolitique, Économie

*Par Didier Buffet*

Article lu par l'auteur

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## Le réveil des peuples et les contradictions de l’histoire

Le désaveu infligé à Donald Trump par les élections de mi-mandat, avec la reconquête des deux chambres du Congrès par les démocrates, devrait retenir notre attention bien au-delà du plaisir que procure à ses adversaires la défaite d’un homme qui avait fini par confondre sa personne avec son pays, car ce qui se joue outre-Atlantique nous adresse une question que la France ne pourra longtemps esquiver : comment rendre aux peuples la maîtrise de leur destin lorsque tant de puissances travaillent à gouverner leurs émotions ?[1](#confluence-note-1)

J’ai le sentiment que nous traversons l’un de ces moments où l’histoire paraît soulevée par une vague dont aucun dirigeant ne commande seul la naissance, lorsque les contradictions accumulées d’un ordre politique et économique finissent par susciter des aspirations collectives qui débordent les intentions de ceux qui prétendaient conduire les peuples. Cette intuition rejoint quelque chose de la philosophie de Hegel, qui cherchait à penser l’histoire comme un accomplissement de la liberté à travers les conflits et le négatif, jusqu’à présenter sa démarche comme une théodicée, c’est-à-dire une tentative de réconcilier la raison avec l’existence du mal dans l’histoire, et non comme la simple promesse d’un retour périodique des sociétés à la vertu.[2](#confluence-note-2)

Si je transpose cette intuition dans le langage de la science politique, j’y vois une crise de légitimité nourrie par l’accumulation de déséquilibres structurels, lorsque la concentration de la richesse, la domination du capitalisme financier, l’accroissement des injustices et la répétition des guerres creusent un écart devenu insupportable entre les promesses de l’ordre établi et l’expérience vécue par les populations. Ce que l’on attribue alors au génie d’un candidat ou à l’effondrement d’un autre peut également traduire la convergence de colères longtemps dispersées, qui trouvent dans les élections, les mobilisations sociales et les recompositions politiques les moyens de devenir une force collective, sans qu’un chef unique les ait conçues ni qu’une volonté centrale en ait réglé tous les mouvements.

Pour la dimension économique de ce phénomène, l’analyse de Karl Polanyi offre un éclairage complémentaire avec son idée de double mouvement, selon laquelle l’extension de la logique marchande suscite des réactions de protection de la société, à mesure que les êtres humains éprouvent les menaces qu’elle fait peser sur leurs conditions d’existence.[3](#confluence-note-3) C’est en ce sens que je crois discerner, sous le tumulte des personnalités et des campagnes, une demande plus profonde de réappropriation démocratique, comme si des populations longtemps sommées de s’adapter à des décisions présentées comme inéluctables exigeaient de pouvoir à nouveau discuter les fins de l’économie, les limites de la puissance et les conditions d’une vie digne.

Rien ne garantit cependant que cette poussée conduise d’elle-même vers davantage de liberté, puisque la demande de protection peut nourrir aussi bien une reconstruction démocratique que la recherche d’un pouvoir autoritaire, et que la souffrance commune ne produit pas nécessairement une conscience commune de ce qui serait juste.[4](#confluence-note-4) La tâche politique consiste dès lors à donner à cette énergie une traduction démocratique, à transformer le refus en projet et la colère en institutions plus justes, afin que la vague qui se lève contre les désordres du monde porte les peuples vers la liberté plutôt qu’elle ne les abandonne à de nouvelles servitudes.

## La démocratie à l’épreuve de la manipulation

Il serait pourtant contradictoire de saluer le jugement des électeurs américains tout en déclarant les peuples incapables de juger, puisque leur sursaut rappelle précisément que la démocratie conserve une faculté de correction, mais cette faculté devient fragile lorsque l’éducation s’affaiblit, que la culture commune se défait et que l’information, au lieu d’ouvrir des fenêtres sur le monde, enferme chacun dans une chambre dont les murs lui renvoient indéfiniment ses propres certitudes. Le suffrage universel exige ainsi une ambition qui ne s’arrête pas au seuil des bureaux de vote, celle de donner à chaque citoyen les moyens de comprendre ce qu’on lui promet, de discerner ce qu’on lui cache et de mesurer les conséquences de ce qu’on lui demande d’approuver.

La majorité civique ne saurait dépendre d’un diplôme, pas davantage que la dignité humaine ne saurait se mesurer à la fortune, mais une République qui remet à chacun une part de la souveraineté tout en laissant dépérir les instruments de son jugement abandonne son propre principe, comme si elle confiait une boussole à des voyageurs après avoir effacé de leurs cartes les montagnes, les fleuves et les précipices. Nous devrions donc nous inquiéter moins de l’existence d’un peuple prétendument inférieur que des mécanismes qui le maintiennent dans l’impatience, la peur et le ressentiment, et des élites qui déplorent son aveuglement après avoir contribué à obscurcir l’horizon.

Les réseaux sociaux ont offert à cette entreprise des moyens d’une puissance considérable, puisque la répétition y prend aisément l’apparence de la preuve, que l’indignation y circule plus vite que l’explication et que des dispositifs conçus pour retenir notre attention trouvent leur profit dans les secousses mêmes qui épuisent notre discernement. À force de recevoir des images avant des raisons, des ennemis avant des arguments et des injonctions avant des connaissances, le citoyen risque de devenir le public captif d’un spectacle dont il croit choisir les acteurs alors que d’autres en ont préparé les décors.

## Le pouvoir personnel et ses impasses

Donald Trump a porté jusqu’à la démesure cette politique de la fascination, dans laquelle la brutalité tient lieu de courage, l’assurance dispense de démontrer et le chef prétend incarner à lui seul les humiliations, les espérances et la revanche de tout un peuple. La guerre contre l’Iran, avec son coût humain, budgétaire et énergétique, rappelle cependant que les conséquences d’une décision ne se congédient pas comme un contradicteur, et que la puissance militaire, si considérable soit-elle, ne garantit ni la paix, ni une issue politique durable, ni la soumission d’une nation à la volonté de celui qui la bombarde.[5](#confluence-note-5)

L’Europe aurait tort de contempler cette épreuve avec la tranquillité de ceux qui se croient préservés, alors que l’industrie allemande subit une concurrence chinoise croissante et que la France voit sa dette réduire ses marges d’action, dans un climat où tant de citoyens éprouvent le sentiment que l’État multiplie les contraintes sans parvenir à tenir ses promesses.[6](#confluence-note-6) Le macronisme doit répondre de cette désillusion, lui qui avait promis de réconcilier l’efficacité et la justice, de dépasser les vieux affrontements et de rendre au pays confiance en lui-même, sans pouvoir aujourd’hui effacer sa responsabilité derrière la succession, bien réelle, des crises internationales.

## La confluence contre la polarisation

À ceux qui prétendent soigner cette maladie par une nouvelle fermeture du débat, je réponds que le pluralisme constitue une condition de la liberté, et que l’on ne rendra pas les Français plus raisonnables en leur retirant les voix dont on désapprouve les orientations. Que l’on critique CNews, franceinfo ou une émission comme *Quotidien*, que l’on examine leurs choix, leurs omissions et leurs partis pris, mais que l’on applique à tous une même exigence de vérification, de contradiction et de respect des règles, au lieu de croire que la disparition du voisin suffirait à rendre sa propre parole juste.

C’est à cette autre manière de débattre et d’agir que je donne le nom de confluence, parce que les courants qui se rencontrent peuvent accroître leur force sans devoir renier leur source, et parce qu’un pays ne se reconstruit pas en exigeant de chaque citoyen qu’il abandonne son histoire avant de prendre part à une œuvre commune. La confluence suppose que nous sachions conserver nos désaccords tout en recherchant ce qui peut être accompli ensemble, que nous acceptions de reconnaître une idée juste chez un adversaire et une erreur chez un allié, et que la fidélité à la France finisse par compter davantage que la fidélité à nos réflexes de camp.

## L’intégration comme promesse républicaine

L’immigration constitue l’une des épreuves les plus révélatrices de cette exigence, tant le débat oscille entre le refus de voir les difficultés et la tentation de faire de l’étranger l’explication universelle de nos malheurs, comme si les problèmes de logement, d’école, de sécurité ou d’intégration pouvaient être résolus par un mot de colère. Une politique sérieuse doit pouvoir maîtriser les entrées, faire respecter les décisions prises conformément au droit, enseigner la langue et rendre possible l’intégration, tout en reconnaissant ce que notre pays doit à celles et ceux qui sont venus y travailler, y soigner, y apprendre et y construire leur vie.

Je pense aux médecins qui tiennent nos services hospitaliers, aux aides-soignantes qui veillent sur nos vieillards, aux ouvriers qui se lèvent avant l’aube, mais aussi à des intellectuels comme David Djaïz, Français né à Agen, fils d’un père venu d’Algérie, dont le parcours rappelle la puissance d’émancipation que peut conserver notre école.[7](#confluence-note-7) Leur présence nous oblige à regarder les êtres avant les catégories, et leur reconnaissance ne saurait être réservée aux réussites éclatantes, car la femme qui accompagne une personne dépendante dans la solitude de sa chambre contribue, elle aussi, à cette civilisation française dont nous aimons célébrer les grandes figures.

Nous ne ferons pourtant désirer l’appartenance à la France que si nous savons encore dire ce qui mérite d’être aimé en elle, ce qui engage ceux qui la rejoignent et ce qui oblige ceux qui les accueillent, au lieu d’offrir aux uns une identité perpétuellement suspecte et aux autres une nation perpétuellement coupable. L’intégration demande une langue commune, des institutions crédibles, des droits effectifs et des devoirs partagés, mais elle demande également cette confiance sans laquelle la naturalisation reste une procédure administrative au lieu de devenir l’expression d’une adhésion.

## Aimer la France sans falsifier son histoire

Notre histoire coloniale doit être connue dans ses violences, ses dominations et ses injustices, avec la précision que réclame le respect des victimes, sans que cette connaissance soit transformée en condamnation héréditaire des Français d’aujourd’hui. La conquête, les razzias et l’esclavage ont traversé bien d’autres sociétés, notamment les mondes européens et ottomans, comme le rappelle l’histoire de la Méditerranée et de la régence d’Alger ; cette profondeur historique n’absout aucun crime français, mais elle interdit de faire d’un peuple l’unique dépositaire d’une faute qui appartient à une histoire humaine plus vaste.[8](#confluence-note-8)

La fierté nationale que j’appelle de mes vœux doit avoir assez de force pour regarder les ombres sans renoncer à la lumière, et assez de justice pour reconnaître les discriminations présentes sans accepter que la France soit enfermée dans une essence raciste, antisémite ou hostile à telle religion. Notre idéal républicain nous commande précisément de combattre ces haines, où qu’elles se manifestent, et de rappeler que chaque humiliation infligée à un citoyen en raison de son origine, de sa couleur ou de sa croyance constitue une blessure faite à la communauté nationale elle-même.

## La justice sociale, ciment de la nation

Il faudrait également cesser de parler de nos écoles et de nos hôpitaux comme de ruines déjà désertées, quand tant de professeurs y transmettent encore le goût de comprendre et tant de soignants y soutiennent encore la vie au prix d’un dévouement que les discours officiels remercient plus volontiers qu’ils ne le soulagent. Nos institutions demeurent habitées par des femmes et des hommes compétents, dont l’effort se heurte trop souvent au manque de moyens, aux procédures contradictoires et à cette organisation qui semble parfois oublier que sa première raison d’être consiste à permettre le travail de ceux qui enseignent, qui soignent et qui servent.

L’argent public doit être mieux employé, les dépenses doivent pouvoir être discutées et les responsabilités clairement établies, mais ces exigences deviennent insupportables lorsqu’elles semblent peser toujours sur les mêmes épaules, tandis que les patrimoines les plus considérables paraissent disposer d’autres chemins et d’autres règles. Les travaux de l’Institut des politiques publiques ont montré, sur les données de 2016 et en tenant compte des revenus conservés dans les sociétés, que l’imposition effective devenait régressive au sommet de la distribution, ce qui invite à débattre sérieusement de justice fiscale plutôt qu’à opposer des pourcentages dont les bases de calcul ne sont pas comparables.[9](#confluence-note-9)

Le remplacement de l’impôt de solidarité sur la fortune par l’impôt sur la fortune immobilière a, depuis 2018, retiré les actifs financiers de cette assiette, et ce choix politique mérite d’être jugé à la lumière des résultats promis autant que de l’effort demandé à la collectivité.[10](#confluence-note-10) On ne peut exiger durablement le consentement à l’impôt de ceux qui voient leur école fragilisée, leur accès aux soins se dégrader et leur travail perdre de sa capacité à les faire vivre, si l’on ne leur donne pas la certitude que la contribution de chacun sera proportionnée à ses facultés et que la réussite ne servira jamais de passeport pour se soustraire à la solidarité.

Je puis ainsi m’opposer au radicalisme de Jean-Luc Mélenchon sans considérer comme scandaleuse, par sa seule provenance, la proposition d’un héritage maximal, fixé à douze millions d’euros dans le programme porté par La France insoumise, dès lors que nous prenons le temps d’en discuter les modalités et les conséquences.[11](#confluence-note-11) Celui qui reçoit une telle fortune sans l’avoir constituée dispose déjà d’une liberté exceptionnelle, et la République du mérite peut légitimement s’interroger sur la part qui devrait revenir au bien commun afin que les enfants auxquels rien n’a été transmis puissent, eux aussi, recevoir une instruction, une protection et une chance de bâtir leur avenir.

L’État-providence représente à cet égard bien davantage qu’un ensemble de dépenses, puisqu’il donne une traduction concrète à l’idée selon laquelle la maladie, le grand âge, le handicap ou l’accident de la vie ne doivent pas précipiter un être humain hors de la communauté. Le rendre soutenable exige du travail, de la production, de la prévoyance et des comptes sincères, mais le laisser dépérir au nom d’une fatalité commode reviendrait à défaire l’un des liens par lesquels les Français consentent encore à partager un destin, et à préparer pour demain les affrontements dont nous déplorons aujourd’hui les premiers signes.

## Une communauté de citoyens, une autorité responsable

La communauté nationale se construit dans cet engagement réciproque, sous une loi commune qui protège la liberté des consciences tout en interdisant qu’une appartenance particulière puisse dispenser quiconque de ses obligations envers autrui. L’église, la mosquée et la synagogue peuvent y accueillir les fidèles, l’incroyant peut y vivre sans devoir rendre compte de son absence de foi, et tous doivent pouvoir se reconnaître dans une même citoyenneté, sans que la diversité des convictions devienne le prétexte d’une fragmentation des droits.

C’est dans cet esprit que nous devrions aborder l’élection présidentielle de 2027, en recherchant une femme ou un homme capable de garder la maison commune avec fermeté, de s’entourer de compétences et d’accepter les limites de sa propre puissance, plutôt que de nous abandonner une fois encore à la séduction d’une destinée personnelle. La responsabilité présidentielle exige que l’on protège sans infantiliser, que l’on décide sans humilier et que l’on rende des comptes sans traiter toute contradiction comme une offense, car l’autorité véritable grandit les citoyens auxquels elle s’adresse au lieu de les réduire au rôle de figurants dans le récit d’un chef.

Nous devons rendre au travail sa dignité et sa capacité d’émancipation, aux familles la possibilité de vivre sans l’angoisse permanente du lendemain, et à la patrie une signification assez généreuse pour accueillir ceux qui veulent prendre part à son avenir. Ces aspirations peuvent trouver leur pleine expression dans la liberté, l’égalité et la fraternité sans oublier l'indispensable solidarité, pourvu que nous cessions d’en faire des inscriptions que l’on admire aux frontons et que nous leur rendions la force d’obligations dans la conduite des affaires publiques.

Cette reconstruction demande aussi que la connaissance retrouve une place dans le débat, que l’on apprenne à distinguer un témoignage d’une démonstration, une conviction d’un fait et une affirmation répétée d’une vérité établie, sans faire du droit de parler le privilège de ceux qui ont fréquenté les grandes écoles. Le pays des Lumières doit ouvrir largement l’accès aux Lumières, en donnant aux professeurs, aux chercheurs, aux journalistes et aux citoyens les moyens de confronter leurs raisons, car la liberté d’expression s’appauvrit lorsque le vacarme organisé rend toute parole instruite pratiquement inaudible.

## Les mécanos de la République

Lorsque Jean-Louis Borloo appelle à réunir les « mécanos de la République », je reconnais dans cette image une exigence salutaire, celle de regarder enfin ce qui bloque, de nommer les responsabilités, de dénouer les procédures et de remettre en état les instruments dont dépend notre vie collective.[12](#confluence-note-12) Qu’ils viennent de la droite, de la gauche ou d’ailleurs, qu’ils soient élus locaux, fonctionnaires, entrepreneurs, enseignants, soignants ou citoyens instruits par l’expérience, nous avons besoin de ceux qui savent réparer une difficulté concrète et travailler avec d’autres, à condition qu’ils acceptent les règles démocratiques et renoncent à nourrir leur pouvoir de la haine qu’ils excitent.

La grandeur de la France, telle que de Gaulle la plaçait au-dessus des querelles de factions, ne peut se réduire à la nostalgie de sa puissance, puisqu’elle se mesure aussi à ce qu’un enfant peut espérer, à ce qu’un vieillard peut encore recevoir et à la confiance qu’un citoyen peut accorder à la parole publique. Elle suppose une nation qui demeure une sans exiger d’être uniforme, qui sache transmettre sans se fermer et accueillir sans se dissoudre, et qui reconnaisse dans l’adhésion à un destin commun une force plus féconde que la recherche interminable d’une pureté des origines.

Voilà pourquoi j’appelle à la confluence de toutes les volontés capables de préférer cette œuvre aux jouissances de l’affrontement, afin que nos différences cessent de servir de combustible à ceux qui vivent de nos divisions et deviennent les ressources d’une intelligence collective au service du pays. La France que nous avons reçue, éprouvée par l’histoire mais encore riche de tant de savoirs, de dévouements et d’espérances, mérite que nous relevions ensemble ses écoles, ses hôpitaux, ses institutions et sa confiance, pour que le mot de patrie puisse désigner, aux yeux de tous ceux qui y vivent et veulent la faire vivre, une promesse assez juste pour être aimée et assez grande pour être transmise.

## Notes et références

*Sources consultées le 4 novembre 2026.*

1. Reuters, « Democrats seize Congress in sweeping midterm repudiation of Trump », 4 novembre 2026 : [Consulter la source](https://www.investing.com/news/politics-news/democrats-seize-congress-in-sweeping-midterm-repudiation-of-trump-4997528?ref=leblogdedibu.fr) [↩ Retour au texte](#confluence-appel-1)
2. Hegel, *La Raison dans l’histoire*, chapitre 1, extrait reproduit dans le dossier de Michaël Fœssel consacré au mal : [Consulter la source](https://philosophie-pedagogie.web.ac-grenoble.fr/sites/default/files/media-fichiers/2021-07/mal%5Ffoessel.pdf?ref=leblogdedibu.fr) ; Hegel, introduction à la philosophie de l’histoire, sur le développement de la conscience de la liberté : [Consulter la source](https://www.marxists.org/reference/archive/hegel/works/hi/introduction.htm?ref=leblogdedibu.fr) [↩ Retour au texte](#confluence-appel-2)
3. Karl Polanyi, *The Great Transformation* (1944), chapitre XII, « Birth of the Liberal Creed », sur le double mouvement et la protection de la société : [Consulter la source](https://www.bresserpereira.org.br/terceiros/cursos/2019/The-Great-Transformation-Cap-12.pdf?ref=leblogdedibu.fr) [↩ Retour au texte](#confluence-appel-3)
4. Kari Polanyi Levitt, « The English Experience in the Life and Work of Karl Polanyi », sur les issues historiques du double mouvement et l’absence d’un mécanisme automatiquement correcteur : [Consulter la source](https://www.concordia.ca/content/dam/artsci/research/polanyi/docs/Polanyi-Levitt-Manchester.pdf?ref=leblogdedibu.fr)[↩ Retour au texte](#confluence-appel-4)
5. Reuters, « Iran war cost hits $38 billion, forecast to rise $3 billion a month, CBO says », 15 septembre 2026 : [Consulter la source](https://www.investing.com/news/economy-news/iran-war-cost-hits-38-billion-forecast-to-rise-3-billion-a-month-cbo-says-4902379?ref=leblogdedibu.fr) [↩ Retour au texte](#confluence-appel-5)
6. Insee, dette publique au deuxième trimestre 2026 : [Consulter la source](https://www.insee.fr/fr/statistiques/9053525?ref=leblogdedibu.fr) ; Direction générale du Trésor, fragilités structurelles du commerce extérieur allemand, 18 septembre 2026 : [Consulter la source](https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/09/18/flash-conjoncture-pays-avances-un-rebond-du-commerce-exterieur-allemand-qui-ne-doit-pas-masquer-les-fragilites-structurelles?ref=leblogdedibu.fr)[↩ Retour au texte](#confluence-appel-6)
7. Le Point, portrait de David Djaïz, 1er avril 2024 : [Consulter la source](https://www.lepoint.fr/politique/david-djaiz-ex-conseiller-a-l-elysee-ca-va-tres-mal-se-finir-01-04-2024-2556434%5F20.php?ref=leblogdedibu.fr) ; Le Nouvel Esprit public, notice biographique : [Consulter la source](https://www.lenouvelespritpublic.fr/intervenant/31?ref=leblogdedibu.fr) [↩ Retour au texte](#confluence-appel-7)
8. Mucem, dossier pédagogique « Connectivités », section « Corsaires et captifs en Méditerranée » : [Consulter la source](https://mucem.org/uploads/2025/07/Mucem%5Fdossier%5Fpeda%5Fconnectivites.pdf?ref=leblogdedibu.fr) [↩ Retour au texte](#confluence-appel-8)
9. Institut des politiques publiques, « Quels impôts les milliardaires paient-ils ? », étude publiée en 2023 sur les données de 2016 : [Consulter la source](https://www.ipp.eu/quels-impots-les-milliardaires-paient-ils/?ref=leblogdedibu.fr) [↩ Retour au texte](#confluence-appel-9)
10. Service Public, « Impôt sur la fortune immobilière (IFI) » : [Consulter la source](https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/N20074?bloc=IFI&ref=leblogdedibu.fr) [↩ Retour au texte](#confluence-appel-10)
11. La France insoumise, simulateur des droits de succession du programme du Nouveau Front populaire : [Consulter la source](https://impots.lafranceinsoumise.fr/heritage?ref=leblogdedibu.fr) [↩ Retour au texte](#confluence-appel-11)
12. Les Mécanos de la République, contribution de Jean-Louis Borloo : [Consulter la source](https://lesmecanosdelarepublique.fr/?ref=leblogdedibu.fr) [↩ Retour au texte](#confluence-appel-12)