Portrait d'un homme aux multiples casquettes qui divise le monde de la recherche

On ne peut aborder sérieusement l'histoire coloniale française sans croiser la route de Pascal Blanchard. Omniprésent dans les médias, les librairies, les documentaires du service public et les allées du pouvoir, cet historien-entrepreneur suscite autant d'adhésion que de critiques — et pas seulement de la part de ceux qu'on classerait commodément « à droite ». Tour d'horizon d'un parcours singulier et des débats qu'il soulève.

Un parcours atypique

Pascal Blanchard, né en 1964, n'est pas venu à l'histoire par la voie classique. Formé d'abord en génie civil à l'École du bâtiment et des travaux publics (EBTP) de Vincennes, il bifurque ensuite vers des études d'histoire et obtient en 1994 un doctorat à l'université Panthéon-Sorbonne, avec une thèse consacrée au « Nationalisme et colonialisme : idéologie coloniale, discours sur l'Afrique et les Africains de la droite nationaliste française, des années 30 à la Révolution nationale ».

Dès 1989, avant même la soutenance de sa thèse, il cofonde avec Nicolas Bancel le Groupe de recherche Achac (colonisation, immigration, postcolonialisme), qui deviendra la matrice de toute son activité. Chercheur associé au Laboratoire Communication et Politique du CNRS pendant une vingtaine d'années, il est aujourd'hui rattaché au Centre d'histoire internationale et d'études politiques de la mondialisation (CRHIM) de l'université de Lausanne.

Auteur ou codirecteur d'une soixantaine d'ouvrages, il a contribué à faire connaître au grand public le phénomène des « zoos humains » et l'histoire des imaginaires coloniaux. Parmi ses publications les plus connues : La Fracture coloniale(La Découverte, 2005), Sexe, race & colonies (La Découverte, 2018), Décolonisations françaises (La Martinière, 2020), et plus récemment Doit-on s'excuser de la colonisation ? (Desclée de Brouwer, 2025, avec Benjamin Stora).

L'homme de télévision

Blanchard a su décliner ses travaux en productions audiovisuelles pour le service public : Les Zoos humains (Arte, 2002), Paris couleurs (France 3, 2005), Noirs de France (France 5, 2012), Sauvages. Au cœur des zoos humains (Arte, 2018), Décolonisations : du sang et des larmes (France 2, 2020), L'Amérique en guerre (Arte, 2025). Il a également coréalisé avec Rachid Bouchareb les séries Frères d'armes (50 films), Champions de France (45 films) et Artistes de France (42 portraits), toutes diffusées sur France Télévisions.

Il est par ailleurs chroniqueur régulier dans les émissions du service public, notamment 28 minutes sur Arte et sur France Info, ce qui lui assure une visibilité médiatique considérable et une position de commentateur quasi institutionnel sur les questions coloniales et mémorielles.

L'entrepreneur : Les Bâtisseurs de mémoire

C'est ici que le portrait se complique. Parallèlement à ses activités de chercheur, Pascal Blanchard codirige depuis 1999 une agence de communication privée, Les Bâtisseurs de mémoire, dont l'objet est, selon sa propre présentation, de « promouvoir le passé historique, publicitaire et patrimonial des grandes marques ». L'agence revendique plus de 200 marques clientes, parmi lesquelles L'Oréal, Airbus, Thales, Lagardère, Guerlain, Pernod Ricard, Orangina, Hennessy, Cointreau, Montblanc, Rémy Martin, Mount Gay Rum ou encore la Vache qui rit.

Cette double activité — chercheur spécialisé dans la dénonciation des héritages coloniaux d'un côté, consultant rémunéré par des multinationales soucieuses de « travailler leur mémoire » de l'autre — est au cœur des critiques qui lui sont adressées, et ce depuis de nombreuses années.

Le conseiller du président

La proximité de Pascal Blanchard avec le pouvoir politique, et singulièrement avec la présidence Macron, est documentée. Fin 2020, il est chargé par Nadia Hai, alors ministre déléguée chargée de la Ville, de conduire un comité scientifique de 18 personnes — comprenant l'historien Pascal Ory, les écrivains Leïla Slimani et David Diop, l'actrice-écrivaine Rachel Khan et la journaliste Isabelle Giordano — pour établir un répertoire de personnalités « issues de la diversité » destiné à proposer aux maires des noms de rues.

Selon le portrait publié par Alexandre Devecchio dans le FigaroVox en avril 2021, Blanchard échange en tête à tête avec Emmanuel Macron à l'Élysée. Il est par ailleurs membre du Club XXIe siècle et des Gracques, deux réseaux proches du pouvoir.

En octobre 2025, Thomas Deltombe consacre dans Le Monde diplomatique un article intitulé « Les biscuits mémoriels du président Macron », dans lequel il décrit la manière dont le président, « s'appuyant sur quelques historiens complaisants », aurait fait des « questions mémorielles une arme stratégique, en politique intérieure comme sur la scène diplomatique ».

Les critiques : un panorama qui dépasse les clivages droite-gauche

Ce qui frappe dans le cas Blanchard, c'est que les critiques adressées à son travail et à sa méthode ne proviennent pas d'un seul camp. Elles traversent le spectre intellectuel et politique.

Gérard Noiriel : la « conception publicitaire de l'histoire »

L'historien Gérard Noiriel, auteur du Creuset français, figure majeure de l'histoire sociale de l'immigration en France, est en désaccord avec Pascal Blanchard depuis de nombreuses années. Selon Noiriel, la démarche des « Bâtisseurs de mémoire » relève d'une « conception publicitaire de l'histoire » fondée sur les archives images dans la perspective de l'« histoire-mémoire ». Le désaccord est aussi méthodologique : là où Noiriel fédère l'histoire de l'immigration dans un récit commun au cœur du creuset républicain, Blanchard distingue les différentes immigrations et leurs histoires propres, au risque — selon Noiriel — d'une « culturalisation » de la question. (Gérard Noiriel, Dire la vérité au pouvoir. Les intellectuels en question, Agone, 2010, p. 201.)

Michel Renard et Daniel Lefeuvre : une « image militante » du passé colonial

L'historien Michel Renard, coauteur avec Daniel Lefeuvre de Faut-il avoir honte de l'identité nationale ?, reproche à Blanchard de s'appuyer sur une lecture qu'il qualifie de militante. Selon Renard, les thèses de Blanchard sur la « fracture coloniale » et la « postcolonialité » « ne s'appuient sur aucun travail historique » et « utilise[nt] une image militante du passé colonial qui altère gravement la réalité historique de la colonialité, en la schématisant à l'extrême ».

Daniel Lefeuvre (1951-2013), historien de l'Algérie coloniale, avait pour sa part construit dans Pour en finir avec la repentance coloniale (Flammarion, 2006) une critique méthodique des thèses qu'il rangeait sous l'étiquette de « repentance ».

Laurence de Cock : « stratégie entrepreneuriale et démarche académique »

Dans un numéro spécial de la revue Cultures & Conflits (n° 107, automne 2017), Laurence de Cock, professeure agrégée d'histoire-géographie, consacre un article à « L'Achac et la transmission du passé colonial : stratégies entrepreneuriales et culturalisation de la question immigrée dans la mémoire nationale ». Elle y reproche à Blanchard de « mêler stratégie entrepreneuriale et démarche académique ».

Vincent Chambarlhac : l'« History Business »

Dans la revue Dissidences, l'historien Vincent Chambarlhac décrit le tandem Bancel-Blanchard comme jouant « une stratégie de challenger dans l'espace académique qui participe, par le biais de l'agence de communication qu'ils ont créée (Les Bâtisseurs de mémoire), de l'History Business ».

Emmanuelle Sibeud : diffuser l'imagerie coloniale à des fins promotionnelles

L'historienne Emmanuelle Sibeud, spécialiste de l'histoire intellectuelle de la colonisation, reproche à Blanchard d'avoir diffusé les discours et l'imagerie raciste de la colonisation à des fins promotionnelles, contribuant selon elle à un recul du débat sur les études postcoloniales en France.

Les Éditions Agone : la « double imposture »

C'est peut-être la critique la plus mordante, et elle vient d'une maison d'édition ancrée à gauche. Dans un long article publié sur son site, les Éditions Agone décrivent la « méthode Blanchard » comme reposant sur « une double imposture : d'abord en donnant de l'épaisseur historique et de la cohérence à la culture d'entreprise ; ensuite en faisant fi des conditions de réception et de l'impact des politiques publicitaires selon les époques ». Les auteurs soulignent la « connivence » entre les activités de l'Achac et celles des Bâtisseurs de mémoire, et décrivent une « structuration monocéphale de deux officines aux vocations a priori fort éloignées ».

La controverse Sexe, race & colonies (2018)

L'ouvrage collectif Sexe, race & colonies, avec ses 1 200 images d'archives, a provoqué une polémique venue d'un tout autre bord — celui des féministes et afro-féministes. Le collectif militant Cases Rebelles a estimé que « choquer, appâter, reproduire la violence, c'est tout sauf de la pédagogie ». Des militantes féministes, dont Mélusine dans une tribune dans Libération, ont dénoncé le choix éditorial de reproduire massivement des images de femmes non-blanches humiliées. Il a été noté que Pascal Blanchard n'avait pas affronté de contradiction en public lors des Rendez-vous de l'histoire à Blois, ni honoré l'invitation de l'émission Arrêt sur images de débattre à plusieurs sur cet ouvrage.

L'Observatoire du décolonialisme et les médias de droite

Plusieurs historiens proches de l'Observatoire du décolonialisme — collectif créé en 2021 qui se réclame de l'universalisme républicain — sont également très critiques des travaux de Blanchard. Le magazine Valeurs actuelles l'a qualifié d'« historien décolonial de Macron ». Gilles Clavreul l'a décrit comme « la figure de l'indigéniste cool ou le visage soft du décolonialisme ».

Ce que Blanchard répond

Pascal Blanchard n'est pas resté silencieux face à ces critiques. Il y a répondu à plusieurs reprises, notamment dans des articles coécrits avec Nicolas Bancel sur AOC et dans Politis.

Face au reproche de « repentance », il récuse le terme : « Quand on veut se fabriquer des ennemis, on leur attribue des qualificatifs qui renvoient à des choses qui n'existent pas. » Face au reproche de confusion entre recherche et business, il invoque « une sorte d'impossibilité [en France] à être à la fois chercheur, dirigeant d'entreprise, commissaire d'exposition… et même chroniqueur à la télévision ».

Benjamin Stora prend publiquement sa défense : « Blanchard a défriché un territoire sur la question coloniale. À rebours de la plupart de mes collègues, je trouve intéressant le fait qu'il ait monté une entreprise privée. Il faut sortir de notre tour d'ivoire académique. »

L'historienne Catherine Coquery-Vidrovitch souligne pour sa part que « l'accueil brutal parfois réservé par les spécialistes [à ses ouvrages] confirme un choc frontal entre visions idéologiques obstinées et concurrentes de la colonisation, des traites négrières ou des guerres coloniales ».

Le réseau ultramarin : un homme de la métropole au cœur des outre-mer

Pascal Blanchard n'est pas originaire des outre-mer. Rien, dans sa biographie, ne le rattache personnellement aux territoires ultramarins ou aux anciennes colonies. Et pourtant, l'essentiel de son appareil professionnel — recherche, publications, documentaires, missions gouvernementales — est construit autour de ces territoires et de leurs mémoires.

Un début de carrière dans l'océan Indien

Cette connexion est ancienne. De 1995 à 2000, Pascal Blanchard est chercheur associé au Laboratoire CERSOI (Centre d'études et de recherche sur les sociétés de l'océan Indien) à Aix-en-Provence, sous la direction d'Hubert Gerbeau, historien de l'esclavage à La Réunion. C'est par l'océan Indien qu'il entre dans la carrière. Sa bibliographie comprend d'ailleurs plusieurs ouvrages consacrés aux « outre-mers » comme portes d'entrée de l'immigration en France : Sud-Ouest, Porte des outre-mers (Milan, 2006), Lyon, Capitale des outre-mers (La Découverte, 2007), Grand-Ouest : mémoire des Outre-Mers (PUR, 2008).

Un réseau de collaborateurs structurellement ultramarin

Les partenaires récurrents de Blanchard dessinent un réseau remarquablement cohérent :

Lilian Thuram, né en Guadeloupe, est sans doute le partenaire le plus visible. Les deux hommes cosignent des ouvrages (Mes étoiles noires en images, La Martinière, 2023), coorganisent des expositions (Blanchard est commissaire scientifique de l'exposition Exhibitions. L'invention du sauvage au Musée du quai Branly en 2011, dont Thuram est commissaire général), et siègent ensemble dans la Fondation Thuram — Éducation contre le racisme, dont Blanchard est membre du comité scientifique. En 2010, ils cosignent avec Rokhaya Diallo, Marc Cheb Sun et François Durpaire un « Appel pour une République multiculturelle et post-raciale ».

Rachid Bouchareb, réalisateur franco-algérien, a coréalisé avec Blanchard les séries Frères d'armes (50 films, 2014) et Champions de France (45 films, 2015-2016) pour France Télévisions. Lucien Jean-Baptiste, acteur-réalisateur martiniquais, a coréalisé Artistes de France (42 portraits, 2017-2018).

Alain Mabanckou, écrivain franco-congolais, et Abdourahman Waberi, écrivain franco-djiboutien, sont coauteurs de Notre France noire, de A à Z (Fayard, 2023). Achille Mbembé, philosophe camerounais, est un contributeur régulier des ouvrages collectifs de l'Achac.

Ce réseau sert à la fois de caution de légitimité, de réservoir de voix pour les documentaires et de vivier de coauteurs. Il est d'ailleurs notable que la critique la plus tranchante sur ce point vienne d'une militante décoloniale : Houria Bouteldja rejette Blanchard comme étant un « intellectuel blanc » qui se serait « emparé du postcolonial, l'aurait débarrassé de sa radicalité et de fait rendu acceptable ».

Le cas Françoise Vergès : une alliance révélatrice

La collaboration la plus significative, du point de vue des liens avec les outre-mer, est sans doute celle avec Françoise Vergès. Politologue, militante féministe décoloniale, ancienne présidente du Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage (2008-2013), Vergès a cosigné avec Blanchard et Nicolas Bancel des ouvrages fondateurs comme La République coloniale (Hachette/Fayard, 2006) et Ruptures postcoloniales (La Découverte, 2010). Elle siège avec lui au comité scientifique de la Fondation Lilian Thuram.

Or, la généalogie de Françoise Vergès présente une ironie que plusieurs commentateurs ont relevée. Sa mère, Laurence Deroin, est métropolitaine. Son père, Paul Vergès (1925-2016), figure historique du communisme réunionnais — successivement député, sénateur, président du Conseil régional de La Réunion —, est lui-même fils d'une institutrice vietnamienne, Pham Thi Khang, et du docteur Raymond Vergès, consul de France au Siam, né à Saint-Denis de La Réunion en 1882. Selon Wikipédia, « son arrière-arrière-grand-mère paternelle, Marie Hermelinde Million des Marquets, épouse Vergès, est issue d'une famille propriétaire d'esclaves à La Réunion ».

Les faits sont documentés par la base de données REPAIRS du CNRS (programme de recherche sur les indemnités versées aux propriétaires d'esclaves après l'abolition de 1848). Sous le nom « Million des Marquets » (ou « Million Desmarquets »), la base fait apparaître que cette famille de planteurs, installée dans l'île depuis 1767 et possédant une plantation d'une vingtaine d'hectares à la Ravine Saint-Jean, à Saint-André, a perçu 88 000 francs (11,5 millions d'euros actuels) d'indemnisation en 1848, correspondant à la perte de 121 esclaves — dont 66 créoles, 12 malgaches, 39 mozambicains et 4 indiens ou malais. C'est le linguiste créoliste Robert Chaudenson qui a le premier mis en lumière cette ascendance, notant avec ironie que Françoise Vergès avait « pour parler de l'esclavage un titre, dont par modestie sans doute, elle ne fait nulle part état ».

On ne saurait reprocher à quiconque l'histoire de ses ancêtres. Mais l'occultation systématique de cette ascendance esclavagiste par une intellectuelle qui a fait de la dénonciation de l'esclavage le centre de son activité publique — et qui a été nommée à la tête du Comité pour la mémoire de l'esclavage par son propre père, alors président du Conseil régional — pose une question de cohérence que le lecteur est en droit de connaître. Et le fait que Pascal Blanchard ait construit une partie de son travail en association étroite avec cette figure éclaire la nature du réseau dans lequel il évolue : un réseau où la posture morale et la position institutionnelle comptent parfois davantage que la rigueur généalogique.

La mission « Portraits de France » : nommer les rues au nom de la diversité

Le point d'orgue de cette proximité avec les outre-mer et la « diversité » est la mission « Portraits de France », confiée à Blanchard par la présidence de la République. Ce recueil de 318 fiches biographiques de personnalités « issues des immigrations et des outre-mer » est destiné à fournir aux maires de France des noms pour baptiser rues, places et bâtiments. C'est-à-dire que l'homme qui vend par ailleurs aux entreprises des services de « mémoire d'entreprise » s'est vu confier le pouvoir de sélectionner quels noms ultramarins méritaient d'entrer dans la toponymie nationale. La frontière entre la mission de service public et le positionnement commercial n'a jamais été aussi mince.

En guise de conclusion : la nécessité du discernement

Pascal Blanchard est un vulgarisateur efficace, un entrepreneur avisé et un homme de réseaux. Ces qualités ne sont pas en soi des défauts. Mais elles imposent au lecteur, au téléspectateur et au citoyen un devoir de discernement. Lorsqu'un même homme est à la fois l'auteur des livres, le réalisateur des documentaires, le consultant des entreprises, le conseiller du président, le chroniqueur à l'antenne, et l'architecte d'un réseau de collaborateurs ultramarins et postcoloniaux qui lui sert de caution, la question de la neutralité de sa parole se pose légitimement.

Cette question n'est pas un procès d'intention. Elle est formulée, on l'a vu, par des historiens de premier plan — Gérard Noiriel, Emmanuelle Sibeud, Laurence de Cock, Vincent Chambarlhac — dont personne ne peut dire qu'ils sont des nostalgiques de l'empire colonial. Elle est formulée par des maisons d'édition de gauche (Agone) et par Le Monde diplomatique. Elle est formulée par des militantes féministes et afro-féministes. Elle est même formulée depuis l'intérieur du mouvement décolonial, par Houria Bouteldja.

La colonisation française est un sujet trop grave, trop complexe et trop douloureux pour être abandonné à un seul récit, fût-il brillamment mis en scène et adossé à un réseau institutionnel puissant. Le passé des outre-mer mérite mieux qu'une lecture univoque portée par un entrepreneur métropolitain dont le modèle économique repose, précisément, sur la culpabilité qu'il entretient. L'histoire, pour reprendre le mot de Marc Bloch, est « l'effort pour mieux connaître » — non pour mieux vendre.


Sources principales : Wikipédia (articles « Pascal Blanchard (historien) », « Françoise Vergès », « Famille Vergès », consultés le 29 juin 2026) ; Gérard Noiriel, Dire la vérité au pouvoir, Agone, 2010 ; Laurence de Cock, « L'Achac et la transmission du passé colonial », Cultures & Conflits n° 107, 2017 ; Éditions Agone, « Exhiber l'exhibition, la dénoncer, et encaisser sur les deux tableaux » ; Alexandre Devecchio, FigaroVox, 8 avril 2021 ; Thomas Deltombe, « Les biscuits mémoriels du président Macron », Le Monde diplomatique, octobre 2025 ; France 24, « Sexe, race & colonies, un ouvrage d'historiens qui fait débat », octobre 2018 ; LinkedIn « Les Bâtisseurs de mémoire » ; Robert Chaudenson, « Quand les ascendants de Françoise Vergès possédaient 121 esclaves… », Zinfos974, 9 mai 2009 ; Base REPAIRS/CNRS (indemnités aux propriétaires d'esclaves, 1848) ; Causeur, « Françoise Vergès et ses aïeux esclavagistes », 29 mai 2021 ; Fondation Lilian Thuram (composition du comité scientifique).


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